Jacqueline Montpetit demande à la conseillère indépendante, Line Hamel, de réfléchir sérieusement à la possibilité de se retirer temporairement de la présidence des instances sur lesquelles elle siège à titre d’élue.
Affaire Michel Hamel
Jacqueline Montpetit demande à Line Hamel de se retirer de ses différents comités
Dans une lettre qu’elle lui a fait parvenir cette semaine, la mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit, demande à la conseillère indépendante, Line Hamel, de réfléchir sérieusement à la possibilité de se retirer temporairement, jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les agissements de son père Michel Hamel, de la présidence des instances sur lesquelles elle siège à titre d’élue.
Dans sa lettre, Mme Montpetit écrit : «Bien qu’il ne m’appartienne pas, à ce moment-ci de l’enquête, de présumer de l’innocence ou de la culpabilité de votre père, il apparaît évident, et vous avez attesté de votre préoccupation à cet égard en vous retirant de Vision Montréal, que l’exercice de certaines des responsabilités qui se rattachent à votre fonction est susceptible de susciter certaines interrogations chez les citoyens».
À cet effet, madame Montpetit indique à la conseillère que plusieurs d’entre eux ont communiqué avec le bureau de la mairesse s’inquiétant de la légitimité pour une conseillère municipale, dont un membre si proche de sa famille est soupçonné de tels méfaits, de présider différentes instances découlant de sa fonction d’élue (Comité consultatif d’urbanisme et Table de sécurité urbaine).
Responsable devant la loi du bon fonctionnement de l’arrondissement, la mairesse exhorte la conseillère à s’astreindre à un devoir de réserve. En ce sens, madame Montpetit écrit : «Je désire en appeler à votre sens de l’éthique. Il me semble que celui-ci devrait vous contraindre à observer un devoir de réserve».
Depuis que les accusations ont été portées contre son père, la conseillère Line Hamel a toutefois présidé, le jeudi 20 septembre dernier, une séance du CCU. Dans sa lettre, madame Montpetit lui fait part du malaise qu’elle a éprouvé en constatant que la conseillère n’avait pas d’elle-même jugé opportun voire nécessaire de se retirer.