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Pourquoi «trop» étudier?

Les sports et les loisirs pourraient favoriser le rendement scolaire


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Article mis en ligne le 8 septembre 2007 à 12:00
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 Pourquoi «trop» étudier?
Consacrer du temps aux loisirs et aux activités sportives n’est pas néfaste pour le rendement scolaire.
Pourquoi «trop» étudier?
Les sports et les loisirs pourraient favoriser le rendement scolaire
La rentrée scolaire est arrivée. Pour certains, les périodes consacrées aux loisirs s’achèvent du même coup. Pourtant, bouger et se divertir ne nuit pas aux étudiants. Cela leur permettrait peut-être même d’obtenir un meilleur rendement scolaire. Certaines conditions s’appliquent.
Les activités de sport et de loisirs sont constituées de tous ces instants où l’on rompt avec le quotidien. Ce sont des moments que l’on consacre à soi-même pour se ressourcer et se faire plaisir. Elles permettraient aux jeunes d’accroître leurs habiletés motrices, de maintenir un poids santé, de développer des aptitudes pour la vie sociale. Elles ne nuiraient pas au rendement scolaire. Quant à savoir si elles le favorisent, l’impact réel reste à prouver.

«Ce que les recherches prouvent jusqu’à présent en ce qui a trait au sport, c’est que les enfants qui consacrent plus d’heures à l’activité physique et moins à leurs études ont les mêmes résultats scolaires que ceux qui se concentrent juste sur ‘’l’académique’’. Mais on ne sait pas encore pourquoi», précise Dave Hallemberg, professeur au département de kinésiologie à l’Université de Montréal et docteur en neuropsychologie, qui mène une étude sur le sujet.

Conclure que les activités sportives favorisent un meilleur rendement scolaire serait donc hâtif. Des données ont cependant été compilées concernant l’influence directe de l’exercice sur les fonctions du cerveau. «On a observé jusqu’à présent que l’attention des enfants à la suite de l’activité physique est meilleure, et la capacité à prendre des décisions se fait plus rapidement. On a démontré que l’effet est encore plus grand chez les plus jeunes enfants (7 à 8 ans) que chez les plus vieux (8 à 12 ans)», déclare Dave Hellemberg.

Selon Kino-Québec, quand elle correspond aux attentes des jeunes, la pratique de l’activité physique génère également une réduction du stress.
Exercer l’activité de façon adéquate
Il est conseillé pour les jeunes de choisir une activité qui leur amène une source de plaisir. «Quand une activité nous plait, on s’investit plus. La fréquence et l’intensité de l’entraînement vont avoir un impact sur les effets que l’on en retire», affirme Dave Hellemberg. @R:Car il est important de s’adonner à l’activité sportive trois fois par semaine, pendant environ 40 minutes. L’influence de l’exercice n’est pas clairement prouvée si la durée et la fréquence de l’entraînement sont moins longues. Et trop, ce n’est comme pas assez. «Si l’activité dure trop longtemps et qu’elle est super intensive, ça va réduire les capacités d’attention du jeune, plutôt que de les favoriser», souligne Dave Hellemberg.

Ce ne sont pas tous les types d’activités physiques qui conviendraient. «La musculation, ça n’a pas d’impact. L’important c’est que le jeune bouge et que son rythme cardiaque augmente», précise Dave Hellemberg. Les exercices de type aérobie sont donc à préconiser, à condition qu’ils permettent aux jeunes de s’exprimer ou de bouger à leur guise et à leur rythme.
Outre le sport
Les études liant les effets bénéfiques des loisirs autres que le sport sur le rendement scolaire sont encore jeunes. Jérôme Drouin, responsable des loisirs à l’école secondaire Mgr-Richard de Verdun, théorise sur le sujet.
«Sur l’heure du diner, on organise beaucoup d’activités. L’élève va rester le midi pour participer à l’activité au lieu d’aller flâner dans les rues. Ça le motive parfois aussi à rester à l’école s’il prévoyait à prime abord retourner à la maison parce qu’il n’aime pas son cours en après-midi», observe-t-il.

Moins de cours séchés, plus de concentration et d’écoute, moins de stress…Ces facteurs contribueraient possiblement à favoriser le rendement scolaire des adeptes de sports et de loisirs. Un dossier à suivre.

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