FREDERICTON - Deux psychologues de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, demandent que soient examinés les dossiers de soldats canadiens hospitalisés à la clinique militaire de santé mentale de Gagetown.
Robin Geneau et Joyce Belliveau, qui ont tous deux soigné des soldats souffrant de stress post-traumatique, pensent que les militaires de Gagetown ne reçoivent pas les soins adéquats
"Les patients sont obligés de passer de longues périodes en "traitement" avec du personnel non qualifié. Ce sont surtout leurs épouses qui nous en parlent", affirme Robin Geneau.
Ils attribuent à l'interruption en 2005, à Gagetown, du programme de traitement du traumatisme lié au stress opérationnel la diminution de la qualité de soins.
"Nous savons ce qu'il faut faire, poursuit Robin Geneau. Quelqu'un doit aller voir ce qu'il se passe là-dedans, faire un audit des dossiers et identifier qui a reçu un traitement, qui n'en n'a pas reçu et où en sont les patients".
Les deux psychologues déplorent par ailleurs que les militaires soient démobilisés et relâchés dans la nature sans suivi médical spécifique.
Les deux médecins souhaiteraient que l'audit soit mené par le vérificateur général du Canada. Ils comparaîtront cette semaine devant le comité de défense des Communes pour exprimer leur point de vue.
Le comité se réunira jeudi à Ottawa pour examiner les services de santé offerts aux soldats des Forces canadiennes.
Il s'intéressera plus particulièrement la façon dont sont traités les troubles liés au stress qui peuvent être considérablement amplifiés lors d'expériences traumatisantes comme le combat.
Les Forces canadiennes n'ont, pour le moment, pas souhaité faire de commentaires.
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