A Copenhague, ça bouge en grand!
C’est de Copenhague que je vous écris ce billet. C’est dans cette ville que s’est ouverte la grande conférence sur les changements climatiques le 7 décembre.
Le téléjournal de Radio- Canada du 7 décembre disait que la conférence allait « décider du sort de la planète ». C’est une façon de parler bien sûr! Mais reste que l’enjeu est de taille : il faut que les pays riches réduisent leurs émissions de GES de 25 à 40% d’ici 2020 ; que les grands pays en développement ralentissent drastiquement la progression des leurs.
C’est ce qu’il faut pour éviter que le réchauffement climatique ne devienne incontrôlable et catastrophique.
Il y a quelques jours à peine, on disait que le sommet serait un échec. Mais l’annonce de la venue du Président Obama pour la phase critique des négociations a contribué à changer la donne.
Les engagements récents des grands pays émergents ont également contribué à donner une nouvelle énergie à la conférence.
D’ici 2020, la Chine est prête à réduire de 40 à 45 % l’intensité carbone de son économie. L’Inde s’est également engagée à réduire la sienne de 20 à 25 %. Le Brésil entend réduire la déforestation de l’Amazonie de 80 % d’ici 2020, ce qui va contribuer à réduire radicalement la progression de ses émissions.
Du côté des pays riches, les engagements représentent jusqu’ici des réductions d’émissions de 13 à 19 % d’ici 2020 (sur la base du niveau de 1990).
Comme on le voit il reste du chemin à faire!
C’est sans doute pourquoi les citoyens de partout à travers le monde ont pris des actions en faveur d’un accord costaud à Copenhague. À Londres, 40 000 personnes ont manifesté en ce sens le week-end des 5 et 6 décembre. Une pétition mondiale de 10 millions de noms réclamant un accord ambitieux et équitable a été déposée auprès des autorités de la conférence.
La pression populaire sur les dirigeants atteindra des niveaux sans précédent le 12 décembre alors que des vigies à la chandelle réuniront des foules de gens dans des milliers de villes partout sur la planète.
Steven Guilbeault
Richard Tremblay
Commentaire mis en ligne le 9 décembre 2009Copenhague et le discrédit
Selon ce que rapportent les médias, il semble que tout va bien à la conférence environnementale que l’ONU tient à Copenhague durant toute la semaine sur l’établissement d’une taxe sur le CO2. Depuis peu, plusieurs voix officielles et scientifiques commencent à remettre en question les conclusions annoncées dans le discours des responsables de cette rencontre.
Plusieurs experts reconnus ont commencé à faire des sorties médiatiques pour dénoncer les méthodes incomplètes et information non vérifiable des études sur l’évolution des climats planétaires sur lesquels l’ONU via le GIEC (groupe international d’étude du climat) forge ces recommandations.
Depuis la publication des communications internes des chefs responsables du “Climate Research Unit“ (CRU) de l’Université de l’East Anglica démontrant la manipulation des données et des conclusions des études de recherche servant de base pour les recommandations du GIEC, il est très intéressant d’observer le comportement des responsables de la réunion de Copenhague dans leurs explications.
L’embrassement est notable devant la presse mondiale, pour les responsables de la conférence face à ce “Climate Gate “.
Après avoir utilisé l’argument de la malveillance des personnes impliquées dans la publication des correspondances des chercheurs du CRU, les responsables ont ensuite minimisé la valeur de ces chercheurs qui bizarrement étaient les mêmes chercheurs renommés utilisés pour justifier les conclusions de l’organisme GIEC.
Plusieurs participants à la conférence demandent à l’heure actuelle une enquête officielle sur les allégations trouvées dans la correspondance disponible intégralement sur l’internet.
Même si les valeurs écologiques nous tiennent à cœur, il serait extrêmement préjudiciable aux pays participants et à la planète d’établir des lois et accord internationaux basés à partir de données manipulées pour obtenir des conclusions prédéterminées et non scientifiques.
Pour les chercheurs impliqués dans ce “Climate Gate “ c’est la fin d’une carrière. Mais pour les malheureux gens et organismes qui ont payé ces recherches, ils réaliseront qu’ils ont perdu temps et argent dans des études qui finiront à la poubelle.
Malheureusement, dans cette affaire nous sommes tous victimes.
Richard Tremblay Lévis