Marcel Pomerlo :«Ce que j’ai voulu, c’est faire entendre les mouvements principaux de la vie de Gabrielle Roy».
Les quatre saisons de Gabrielle Roy
Depuis septembre, la maison de la culture Marie-Uguay nous rappelle que Gabrielle Roy aurait eu cent ans cette année. Plusieurs activités sont venues souligner cet anniversaire. Pour conclure cet hommage, on nous convie au spectacle Les quatre saisons de Gabrielle Roy, le 20 novembre à 20h.
Pour cet événement qu’elle produit, la maison de la culture a invité Marcel Pomerlo à proposer une lecture à partir de différents textes de l’écrivaine. «Je la lis depuis l’adolescence», dit-il, considérant celle qui nous a quittés en 1983 comme étant un auteur incontournable «pour quiconque s’intéresse à la littérature».
Dès le départ, le comédien et metteur en scène a eu une vision très claire de ce spectacle. «Ce que j’ai voulu, explique-t-il, c’est faire entendre les mouvements principaux de la vie de Gabrielle Roy.»
Marcel Pomerlo a sélectionné avec Stéphane Lépine des textes représentatifs des différents moments de cette existence. Il a souhaité, dit-il, évoquer «le parcours d’une vie à travers trois voix, trois âges, trois périodes de sa vie».
Pour incarner ces voix, Marcel Pomerlo a réuni autour de lui les comédiennes Catherine Bégin, Céline Bonnier et Alexia Bürger.
«Avec Stéphane Lépine, nous avons fait un choix très personnel dans une œuvre qui est tellement riche», dit-il. Le duo a puisé dans Bonheur d’occasion, naturellement, mais il a pointé son regard vers des titres riches «en réflexions, en écrits plus philosophiques, plus personnels sur la vie, le temps, l’amour».
On entend donc la Gabrielle Roy de La Petite Poule d’eau, de Ces enfants de ma vie, de Rue Deschambault, celle de La détresse et l’Enchantement.
Marcel Pomerlo en profite pour se faire plaisir en retenant des passages du roman Alexandre Chenevert, trop «content de faire entendre une œuvre moins connue» de l’écrivaine, son roman «le plus Thomas Mann»; une prose empreinte «d’un élan très, très fort, assez philosophique», dit-il. «Alexandre Chenevert, c’est beaucoup elle. On la sent. C’est une oeuvre autofictive.»
«Le but ultime du spectacle, résume Marcel Pomerlo: que les gens en sortant se disent "j’ai le goût de lire Gabrielle Roy ou de la relire".»
Les laissez-passer gratuits pour ce spectacle sont disponibles à la maison de la culture, 6052, boul. Monk. Renseignements au 514 872-2044 et à ville.montreal.qc.ca/sud-ouest/marie-uguay.
(Photo courtoisie)