Accompagné de Mudi Wa Mbuji Kabeya, candidat à la mairie du Sud-Ouest, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a annoncé des engagements visant l’inclusion économique et politique des nouvelles communautés. [:AC:]CP:(Photo courtoisie)
Richard Bergeron veut faire une plus grande place aux nouvelles communautés
De passage au Centre africain de développement et d’entraide (CADE), le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie de Montréal, Richard Bergeron, a annoncé des engagements visant l’inclusion économique et politique des nouvelles communautés.
«Il s’agit bien sûr d’attribuer les ressources nécessaires aux organismes d’entraide, mais surtout d’établir des structures favorisant la réelle inclusion des nouvelles communautés», a-t-il déclaré.
Accompagnés de l’équipe de candidats dans le Sud-Ouest, dont Mudi Wa Mbuji Kabeya, candidat à la mairie et fondateur du CADE, M. Bergeron a expliqué qu’une telle inclusion «passera notamment par un système d’attribution des contrats plus accessible et transparent, ainsi que par une meilleure représentation des minorités parmi les élus municipaux et employés de la Ville».
Richard Bergeron a annoncé que sous sa direction, «la Ville et ses arrondissements scinderaient les contrats publics en fragments plus facilement gérables par des entreprises de petite ou de moyenne taille».
«La fragmentation des contrats rendra les petits entrepreneurs aptes à répondre aux appels d’offres et rétablira ainsi une saine concurrence parmi les soumissionnaires, a-t-il souligné. En plus de contrer la collusion et de prévenir la surfacturation, cette approche pourra inciter un nombre toujours croissant de résidants à fonder leurs propres PME et à soumissionner pour des contrats à l’échelle de la Ville ou d’un arrondissement.»
M. Bergeron a indiqué qu’il utiliserait le système d’octroi des contrats à deux enveloppes. Selon ce système expérimenté à Lévis, le soumissionnaire utilise la première enveloppe pour indiquer comment il répond aux critères de la Ville ou de l'arrondissement. Ces critères se conjuguent ensuite au prix demandé – indiqué dans la seconde enveloppe – pour déterminer quel soumissionnaire remportera le contrat. «Ainsi, a précisé M. Bergeron, le prix n’est plus automatiquement le seul facteur de décision. Sous une administration Projet Montréal, les critères de sélection comprendront non seulement la qualité des travaux réalisés dans le passé, les garanties offertes et la performance environnementale, mais aussi des considérations à portée sociale, dont l’inclusion des minorités ethnoculturelles.»
«S’il faut choisir entre une grosse entreprise établie à l’extérieur de Montréal et employant des banlieusards, et plusieurs petites entreprises qui créent des postes pour les résidants du quartier, le choix me semble évident», a-t-il ajouté.
Employeur exemplaire
M. Bergeron a aussi rappelé la politique d’embauche inclusive de Projet Montréal. En plus de viser la parité des sexes pour tous les postes de la Ville, cette politique a aussi comme but d’atteindre une représentativité ethnoculturelle conforme au poids de chaque communauté au sein de la population montréalaise, a-t-il expliqué.
Il a également soutenu que l’inclusion politique doit passer par une plus grande représentativité des élus. Notons que près d’un tiers des candidats de Projet Montréal sont issus des communautés culturelles.