La grippe H1N1 est très contagieuse
Le vaccin conservateur nous donne la migraine
Le Canada est devenu un pays de maladies et de seringues.
À Montréal les magouilleurs parlent de la gangrène à l’hôtel de ville.
Michael Ignatieff est tombé victime d’un coma médiatique, pendant que Stephen Harper est piqué d’une crise d’agressivité.
Et voilà que tout le monde s’attend au pire de la grippe H1N1. À nous entendre parler, la grippe est sûre de nous anéantir.
C’est déjà parti perdu, en jugeant par l’immobilité du gouvernement Harper. Les préparatifs sont tellement mal partis.
Le Canada risque d’être la risée mondiale avec son organisation chaotique. Des jours on y va, d’autres on limite, certaines provinces immunisent tout le monde, d’autres auront des choux-choux.
Allons-y en premier avec les vieux! Non, avec les jeunes! Les femmes! Non, du moins pas celles qui sont enceintes. Seulement le monde en santé! Non, ceux qui sont déjà malade ou peuvent l’être.
Pendant ce temps la grippe fait sa deuxième vague, et on n'a pas encore vu l’ombre d’un vaccin.
Le gouvernement conservateur semble dépourvu devant la grippe H1N1. Aucune idée comment réagir. Il semble davantage préoccupé par les derniers sondages et par les petits jeux de coulisses contre Michael Ignatieff à la Chambre des communes.
Le résultat? Des politiciens qui tournent en rond, une ministre de la Santé qui manque de tonus, et de crédibilité – c’est quand même son ministère qui a expédié des sacs mortuaires aux réserves autochtones du grand Nord.
Le Premier ministre lui-même ne semble pas trop convaincu de l’efficacité du vaccin. Pas surprenant qu’après sa déclaration d’enthousiasme mitigée l’autre jour, le niveau d’intérêt à se faire vacciner a chuté de 60 % à 45 % en quelques jours.
Lorsqu'on a demandé à Harper s'il se ferait vacciner, il a fait un air qui rappelait sa réaction au discours de Gilles Duceppe qui lui apprenait que le Canada vivrait une crise économique lors du débat des chefs à la dernière campagne électorale.
Décidément, Harper a l’esprit ailleurs. Son gouvernement a dépensé cinq fois plus sur des pubs pour vanter son " plan d'action économique " que sur la campagne d’information sur la grippe H1N1.
Le gouvernement Harper, poussé dans le dos pour informer la population, a enfin acheté une série télévisée de pubs sur la grippe préparée par la province de l'Ontario, troquant le logo ontarien contre la feuille d'érable fédérale. Une économie pour les contribuables quand même.
Il est à souhaiter que tout finisse pour le mieux, qu'il y aura assez de vaccins pour tous ceux qui en veulent, que la pandémie ne sera pas aussi grave que le SRAS, que les autochtones n’auront pas besoin des sacs mortuaires et qu'on pourra tous s'en tirer pour pouvoir apprécier ces belles pubs conservatrices sur la relance économique payées à même les deniers publics.
A votre santé!
Suzanne Inkel
Commentaire mis en ligne le 27 octobre 2009SVP INDIQUER A QUEL ENDROIT ET QUAND POUVONS-NOUS RECEVOIR LE VACCIN ETANT UNE PERSONNE A RISQUE