Projet Montréal remet en question la place prise en ville par l’automobile
Depuis 2001, dans la région montréalaise, 350 000 véhicules se sont ajoutés au parc automobile. Cela signifie, entres autres, une augmentation de la pollution atmosphérique et des risques d’accidents avec piétons. À la lumière de cette statistique, l’équipe du Sud-Ouest de Projet Montréal remet en question la place prise en ville par l’automobile.
Jeudi dernier, à l’initiative de citoyens de Saint-Henri réunis au sein du Comité d’action des riverains de la rue Saint-Antoine, plusieurs candidats aux élections se sont engagés à trouver des solutions aux problèmes de sécurité pour les piétons – notamment les jeunes sortant de l’école Ludger-Duvernay – circulant le long de cette voie.
Candidates de Projet Montréal, Sophie Thiébaut et Hélène LeBlanc étaient présentes à la rencontre et ont signé un engagement pour mettre en œuvre, si élues, les mesures proposées par le CARRS (voir l’article au
www.lavoixpop.com).
Elles ont également rappelé le lien à faire entre les utilisateurs de cette rue de transit et ceux empruntant l’autoroute 720. «Tout comme expliqué dans le mémoire déposé par Projet Montréal au BAPE sur la reconstruction de Turcot, les besoins de déplacements vers le centre-ville pourrait être largement compensé par la mise en œuvre de transports collectifs importants sur l’axe est-ouest de Montréal ainsi que par le réseau de tramway proposé par le chef du parti, Richard Bergeron», ont-elles fait savoir.
La question du transport constitue une priorité pour Sophie Thiébaut, membre de la Coalition pour l’apaisement et la réduction de la circulation, qui a organisé au début du mois un forum sur l’apaisement de la circulation dans l’arrondissement.
D’autres solutions pourraient ainsi être étudiées et s’ajouter à celles proposées par les riverains de Saint-Antoine, a indiqué Projet Montréal, qui «recommande également l’élaboration d’un Plan local de déplacement urbain dont l’analyse des besoins devra être réalisé avec l’ensemble des partenaires dont les citoyens. Aussi, une initiative comme celle des citoyens du CARRS est des plus pertinente et doit être répétée dans d’autres endroits de l’arrondissement».