L’exposition Transistor, plastique, design et révolution relate l’évolution technologique, l’apport des nouveaux matériaux et le design appliqués aux radios, aux téléviseurs, aux chaînes stéréos et aux magnétophones du milieu des années 1950 à la fin des années 1970.
Transistor, plastique, design et révolution
Nouvelle exposition au Musée des ondes Emile Berliner
La lampe fait place au transistor. Le plastique devient omniprésent. Les lignes se font audacieuses. À partir de la fin des années 1950, c’est la révolution dans le monde de la radio et de la télé. Des changements sur lesquels le musée des ondes Emile Berliner braque ses projecteurs avec sa nouvelle exposition intitulée Transistor, plastique, design et révolution.
L’exposition relate l’évolution technologique, l’apport des nouveaux matériaux et le design appliqués aux radios, aux téléviseurs, aux chaînes stéréos et aux magnétophones du milieu des années 1950 à la fin des années 1970.
Le musée a puisé dans sa vaste collection pour offrir à l’œil du visiteur des radios à transistor, des téléviseurs de formes variées, des systèmes de son, des magnétophones à ruban, à cassette et à cartouche 8 pistes. Des collectionneurs ont également prêté quelques pièces. On s’offre un voyage dans le temps en revoyant ces appareils manufacturés par les compagnies RCA Victor, Marconi, Clairtone, Electrohome, Zenith, Grunding, Telefunkun, Blaupunkt, Philips, Sony, etc.
Certains appareils ne manquent pas d’attirer le regard par leurs formes inusitées; des appareils imaginés par les Hugh Spencer, Gordon Duern, McQuarrie. On est frappé par la modernité de ce magnétophone à cassette dont les lignes ont pourtant été signées en 1964 par Mario Bellini. Le visiteur sourit devant cette chaîne stéréo dessinée vers 1970 par le designer André Morin.
Le plastique permet des formes très variées. Et quelle explosion de couleurs avec ce rouge, ce bleu poudre, ce jaune vif, ce rose, ce lime choisis pour habiller ces petites radios. Puis on constate qu’au début des années 1970, ce dérivé du pétrole, devenu plus coûteux, fait place au métal. Exit les couleurs vives. On entre dans l’univers du gris et du noir.
Plus loin, alors que l’on avance dans le temps, on ne peut s’empêcher de faire un lien entre ces télés et haut-parleurs sphériques et la conquête de l’espace qui marque les années 1960. Cette petite télé a carrément des airs de casque d’astronaute.
On constate également que l’arrivé du transistor permet aux appareils de devenir portatifs. Au milieu des années 1960, sortent des usines d’assemblage des radios à peine plus grosses qu’un paquet de cigarettes. Robert McDuff, un des guides du musée, les appelle les «modèles “sportifs”», non sans une certaine nostalgie. «C’est l’appareil que l’on apportait avec soi pour entendre René Lecavalier quand on assistait à un match des Canadiens, au Forum», se souvient-il. Quant à ce petit tourne-disque portable, il était rudement pratique pour aller faire la fête chez les amis.
Et là, sur cette tablette, un objet témoignant – déjà – d’un effort pour prendre le virage vert ou un simple gadget ? En 1967, Zenith met en marché une petite radio portative alimentée par un capteur solaire. Mais l’appareil n’a pas connu un gros succès. «Ça n’a pas “pris”, indique Robert McDuff. On n’était pas encore à l’heure de l’écologie.»
L’exposition est présentée jusqu’au 20 décembre. Le musée est ouvert au public les vendredis de 14h à 17h ainsi que les samedis et dimanches de 12h à 17h. Le prix d'entrée est de 3 $ pour les adultes et de 2 $ pour les aînés et les étudiants. Il est aussi possible pour des groupes scolaires de visiter l’exposition durant les autres jours de la semaine en prenant rendez-vous. Le musée est situé au 1050, rue Lacasse local C-220. Renseignements au 514 932-9663 et au www.berliner.montreal.museum.