Pour un budget vert – partie 1
Le Ministre des Finances à Ottawa Jim Flaherty procède présentement à des consultations sur l’élaboration du prochain budget fédéral. J’aimerais donc vous proposer, pour les 2 prochaines chroniques, des idées à suggérer au Ministre Flaherty.
Aujourd’hui, nous parlerons du programme écoÉnergie, un programme fédéral visant le développement de l’énergie éolienne au Canada. Ce programme devait permettre l’installation de 4000 MW entre 2007 et 2011, il aura en fait atteint son objectif en 2009, soit 2 ans plutôt que prévu. Pour chaque dollar investi par le gouvernement fédéral, ce sont presque 9 dollars qui sont investis par le secteur privé et une partie importante de ces investissements sont faits en région où sont développés les projets éoliens.
Un bon exemple de ce développement est le cas de la Gaspésie où les investissements dans l’éolien au cours des dernières années dépassent les 60 millions $ dans la production de différentes composantes (tours, palles, nacelles, etc.) et ont permis la création de 600 emplois. De plus, 200 emplois ont été créés dans les secteurs de la recherche, la formation, le transport et finalement 1 000 personnes sont embauchées pour la construction à chaque été.
Le problème est que le programme a été tellement populaire et efficace que les coffres sont presque à sec et si le gouvernement fédéral n’investit pas à nouveau, les investissements dans ce secteur pourraient ralentir de façon importante. D’ailleurs, si les coffres du programme ne sont pas renfloués, il est probable que tous les projets éoliens annoncés au printemps 2008 par le gouvernement du Québec ne pourront bénéficier des sommes allouées par ce programme simplement parce que l’argent ne sera pas au rendez-vous.
C’est pourquoi plusieurs organisations, comme l’Association canadienne de l’énergie éolienne, ainsi que plusieurs entreprises demandent au Ministre Flaherty d’invertir 2,8 milliards sur 15 ans, soit environ 187 million $ par année. Cette somme investie par le fédéral permettra l’investissement de 6 milliards de $ du secteur privé et la création de 8000 emplois d’ici 2014.
Vous croyez comme moi que le fédéral devrait investir dans l’éolien ; prenez quelques minutes pour écrire au Comité permanant des finances à Ottawa à l’adresse : fina@parl.gc.ca
Steven Guilbeault
Fernand Trudel
Commentaire mis en ligne le 20 janvier 2009En plus de servir de contrainte sur le paysage dans un secteur touristique, les éoliennes ne sont pas la panachée du décàveloppement électrique.
D'abord, ils ne peuvent que fonctionner au vent soit 25% du temps.
Ensuite, le vent ne correspond pas nécessairement aux périodes de pointe d'utilisation de l'électricité et qu'on ne peut l'emmagasiner.
Des éoliennes dans le grand nord ne nuirait pas au paysage bucolique de la gaspésie qui se vend aux tourististes et enfin dans le nord près des lignes de transmisson, on éviterait d'être obligé de faire une toile d'araignée plus grosse sur le Québec car il faut des relais entre le réseau et les parcsa éoliens. Le déboisement nécessaire n'est pas nécessairement écolo, Monsieur Guyilbault.