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Vivre son hockey junior en pension : une expérience de vie pour Marc-André Fleury!

Article mis en ligne le 14 juillet 2008 à 11:43
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Vivre son hockey junior en pension : une expérience de vie pour Marc-André Fleury!
Marc-André Fleury
Vivre son hockey junior en pension : une expérience de vie pour Marc-André Fleury!
Il doit bien faire 40°C, pourtant Marc-André Fleury est fidèle au poste. Le gardien des Penguins de Pittsburgh est venu rencontrer de jeunes espoirs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) qui se défoncent à l’entraînement sous un soleil de plomb.

Marc-André discute, sert des mains, prodigue quelques conseils sans que jamais on ne sente une note d’impatience ou d’ennui. C’est inévitable, son sourire transmet sa bonne humeur de façon contagieuse. Les jeunes garçons ont beaucoup à apprendre de sa simplicité et de ses bonnes manières. De toute évidence, Marc-André Fleury est un jeune homme simple avec un sens des valeurs développé. La grosse tête, ce n’est pas pour lui, et ce même s’il a en poche un tout nouveau et généreux contrat.

À preuve, Marc-André Fleury a accepté de nous rencontrer pour nous raconter son expérience en tant que pensionnaire dans une famille d’accueil alors qu’il évoluait avec les Screaming Eagles du Cap-Breton dans la LHJMQ.
Junior de Montréal:

Comment as-tu vécu ton départ de la maison familiale pour aller jouer au hockey au Cap-Breton?
Marc-André Fleury :

En fait j’ai vécu quatre belles années dans une famille extraordinaire du Cap-Breton, mais ma première famille d’accueil fut celle de Jean et Lucie Arsenault de Sainte-Catherine. Grâce à eux, j’ai pu apprivoiser le départ de la maison de mes parents et vivre une première expérience positive alors que j’évoluais dans le Midget AAA. Je suis d’ailleurs demeuré en contact avec Jean et Lucie et je leur serai toujours très reconnaissant pour ce qu’ils ont fait pour moi. Ce sont des gens très bien.
Junior de Montréal:

C’est donc l’année suivante que tu t’es retrouvé pensionnaire au Cap-Breton? À des centaines de kilomètres de chez toi!
Marc-André Fleury :

Effectivement. Je dois dire que les premiers mois n’ont pas été faciles. Je ne parlais pas anglais et ma famille, les Hawkins, était unilingue anglophone. Ils tentaient tant bien que mal de m’apprendre quelques mots chaque jour. Le soir, c’était inévitable, je me couchais avec un mal de tête tellement je travaillais fort pour les comprendre.
Junior de Montréal :

L’adaptation a donc été difficile ?
Marc-André Fleury :

En fait, pas si difficile que ça ! Les membres de ma famille d’accueil étaient pleins de bonnes intentions. Je vivais le stress d’apprendre une deuxième langue combiné au fait qu’à 16 ans, je me retrouvais coupé de ma famille qui m’avait toujours supporté. Je m’ennuyais de ma famille, de mes amis et de mon milieu.
Junior de Montréal :

Avais-tu la possibilité de revenir au Québec à quelques occasions ?
Marc-André Fleury :

En fait, à l’époque, Pascal Vincent, qui était l’entraîneur des Screaming Eagles, nous accordait parfois la permission de visiter nos familles lors de joutes à l’extérieur. Mais il fallait vraiment que l’équipe aille bien !!! [rire]
Junior de Montréal :

Tes parents avaient-ils l’occasion d’aller te visiter au Cap-Breton ?
Marc-André Fleury :

Le Cap-Breton étant à 16 heures de route de Montréal, ils venaient donc me voir une ou deux fois par année. Par contre, on s’appelait beaucoup. Ils m’avaient même offert un cellulaire à Noël…C’était aussi un cadeau pour eux ! De cette façon, ils pouvaient me rejoindre lorsqu’ils le voulaient !
Junior de Montréal :

Tes parents ont-ils établi une relation avec la famille de pension ?
Marc-André Fleury :

[rire] Ha oui ! Et ça, c’était bien drôle parce que mes parents ne parlaient pas l’anglais. Ça me faisait sourire de les voir communiquer ensemble. Mes parents sont tellement sympathiques qu’ils ont trouvé le moyen d’établir une relation saine et de confiance avec ma famille de pension.
Junior de Montréal :

Comment se déroulait ta journée avec ta famille d’accueil ?
Marc-André Fleury :

C’est comme si je faisais partie de leur famille. Nous étions cinq. Il y avait Bob, le père, Angela, la mère, et leurs deux enfants, Geoffrey et Janelle. Le soir, lorsque je revenais des séances d’entraînement, je soupais avec eux. Il nous arrivait d’écouter la télévision ensemble, ou de jouer avec les enfants. J’avais aussi mes périodes d’intimité dans ma chambre pour faire mes devoirs ou me reposer. Je me suis toujours bien senti chez eux.
Junior de Montréal :

T’es-t-il arrivé de commettre une bourde ?
Marc-André Fleury :

[rire] Ben oui ! Je me rappelle que je venais tout juste d’obtenir mon permis de conduire. Bob adorait le McDonald’s et il m’avait demandé d’aller lui chercher un « Big Mac ». Pour ce faire il m’avait prêté son camion Durango. Lorsque je suis revenu à la maison, j’ai décidé de stationner la voiture de reculons dans l’entrée. Malheureusement, je n’ai pas su arrêter à temps et j’ai défoncé la porte de garage… Disons que je me suis senti mal pendant quelques jours.
Junior de Montréal:

Ta famille de pension t’en a voulu longtemps ?
Marc-André Fleury :

Non… Ils comprenaient que c’était une erreur et que je m’en voulais énormément.
Junior de Montréal :

Vivais-tu des moments plus durs où tu souhaitais retourner chez toi?
Marc-André Fleury :

Jamais au point de vouloir retourner chez moi, mais lorsque je ne jouais pas à mon goût, je n’étais pas toujours d’agréable compagnie. Angela (mère de pension) reconnaissait bien ces moments-là et me laissait plus d’espace afin de me donner l’intimité nécessaire pour que je retrouve mes esprits et ma concentration.
Junior de Montréal :

Quel est le conseil le plus important que tu puisses donner aux jeunes joueurs qui doivent quitter leur foyer afin de poursuivre leur carrière ?
Marc-André Fleury :

Il faut toujours revenir à la base. Quand les choses n’allaient pas de la façon dont j’aurais souhaité, je tentais toujours de me rappeler la raison pour laquelle j’avais quitté mon foyer. Mon but, c’était de faire l’équipe à tout prix ! J’avais un rêve, celui de devenir gardien de buts de la Ligue nationale et j’allais tout donner pour y arriver. Je voulais m’assurer de bien performer sur la glace et de jouer à la hauteur de mon talent.
Junior de Montréal :

Quelle est la dernière fois où tu as vu ton ancienne famille de pension ?
Marc-André Fleury :

Cette année, lors de la pause pour le match des étoiles, une cérémonie a eu lieu au Cap-Breton pour retirer mon chandail. C’était très émouvant et j’y ai assisté en compagnie de ma copine, de ma famille et de mon ancienne famille de pension de Cap-Breton.
Junior de Montréal :

Ils occupent donc encore une place spéciale pour toi ?
Marc-André Fleury :

Quand on a partagé le foyer d’une famille et son intimité, il se développe des liens très spéciaux. Je suis très heureux d’avoir partagé quatre belles années avec les Hawkins et je considère que c’est une chance incroyable pour un joueur et pour la famille d’accueil de pouvoir vivre une telle expérience. Angela, Bob, Geoffrey et Janelle sont en partie responsable de la réussite de mon hockey junior et donc du fait que je sois aujourd’hui un joueur de la Ligue nationale.
Serez-vous la famille qui aura la chance d’héberger le prochain Marc-André Fleury ? Une chose est certaine, les joueurs du Junior de Montréal débarquent en ville au mois d’août et ils donneront tout ce qu’ils ont pour obtenir un poste au sein de l’équipe. Si l’expérience hockey vous tente, communiquez rapidement avec l’organisation ! Qui sait, vous assisterez peut-être un jour à une cérémonie marquant le retrait du chandail de celui qui aura partagé vos repas pendant quatre ans…. On s’informe au 514-670-2100 ou par courriel à info@juniordemontreal.com.

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