Gilles Villeneuve
La F1 n’est plus ce qu’elle était
Ce n’est plus que dans quelques semaines, voire quelques jours que le Grand Prix de Formule 1 du Canada renaîtra pour une trentième édition du 6 au 9 juin prochains.
Même si les F1 représentent les plus rapides et les plus technologiques bolides qu’il existe sur la planète, le spectacle qu’elles donnent est on ne peut plus déprimant.
J’ai été jadis un grand amateur de ce sport. En fait, la première course que j’ai regardée était la quatrième épreuve de 1996. Ce Grand Prix avait été l’hôte d’un grand événement, soit la toute première victoire en carrière de Jacques Villeneuve et premier de ses quatre gains lors de cette année qu’il termina vice-champion du monde derrière son coéquipier chez Williams-Renault, Damon Hill.
Puis, il y eut 1997. Le championnat du monde pour notre Québécois. Ensuite, même si Villeneuve s’est effacé à cause du départ de son motoriste Renault, j’ai découvert les McLaren et Mikka Hakkinen. Champion du monde en 1998 et 1999, le Finlandais mettait du piquant.
Mais depuis 2000 et les victoires déprimantes, mais surtout successives de Ferrari et de Michael Schumacher, la F1 a perdu son lustre. Les courses se jouent plus souvent qu’autrement aux qualifications. Celui qui part de la pôle reste premier tout au long de l’épreuve.
Si vous voulez des dépassements, oubliez la Formule 1, vous n’en verrez pas! Je n’ai peut-être jamais eu la chance de voir Gilles Villeneuve à l’œuvre de mon vécu, mais je peux tout de même dire que c’était un grand, sinon le plus grand pilote de l’histoire.
Il était le plus téméraire de tous et savait comment mettre du piquant à une course. Il apprécierait certainement de voir que le circuit portant son nom accueillera pour une trentième fois cette année le grand cirque de la F1. Cependant, rien ne dit qu’il serait fier du spectacle qu’on y présente.