Dans les jardins de la petite noblesse, la variété des légumes plantés traduit une recherche de raffinement. À table, on peut trouver des asperges et plusieurs sortes de salades, deux légumes très recherchés.
Jardins historiques
17e et 18e siècle, période d’effervescence de la botanique
Dès les débuts de la colonisation, les nouveaux habitants de la vallée du Saint-Laurent ont découvert une nature riche de plantes inconnues, et ce, malgré le climat sévère. Ayant eux-mêmes apporté leurs plants, leurs semences et leur savoir-faire, une confrontation entre deux mondes - l’ancien et le nouveau -, s’amorce alors avec, en toile de fond, la nécessité de se nourrir et de se soigner.
C’est cette histoire que raconte la nouvelle exposition de la Maison Saint-Gabriel, Les jardins de l’Histoire… 1608-1760, en évoquant une période de deux siècle durant lesquels les connaissances botaniques étaient en pleine effervescence.
À l’époque en Nouvelle-France, les jardins sont essentiellement utilitaires. Plantes potagères, fines herbes, petits fruits et arbres fruitiers constituent la majorité des végétaux cultivés. Il y a une différence notable entre les jardins de la petite noblesse et ceux des couvents et des fermes. Dans les premiers, outre la présence de plantes ornementales, la variété des légumes plantés traduit une recherche de raffinement. Ainsi, à table, on peut trouver des asperges et plusieurs sortes de salades, deux légumes très recherchés.
Le jardin d’herbes est avant tout utilitaire et on le retrouve partout. Ces herbes sont indispensables à la vie de tous les jours. Elles donnent du goût aux aliments, elles parfument gens et maisons et elles soignent mieux que les médecins de l’époque.
Début et fin du Régime français
Réalisée en collaboration avec l’ethnobotaniste Daniel Fortin, créateur du jardin potager de la Maison Saint-Gabriel, l’exposition présente les jardins des métairies, des couvents, des apothicaires, des nobles et des colons de 1608 à 1760, date de la fin du Régime français.
Ceux et celles qui voudront voir et sentir les différentes espèces dont parle l’exposition auront l’opportunité de visiter le jardin de la Maison Saint-Gabriel. Un vrai jardin de la Métairie, comme le décrivait Pierre Boucher en 1664, y a été reproduit: navets, betteraves, carottes, panais, salsifis, poireaux, oignons, cerfeuil, pimprenelle…
La Maison Saint-Gabriel est située au 2146, place Dublin, à Pointe-Saint-Charles, à quelques pas du parc Marguerite-Bourgeoys.
Les jardins de l’Histoire… 1608-1760, jusqu’au 21 décembre
Renseignements: 514 935-8136 ou www.maisonsaint-gabriel.qc.ca