Stéphanie Laliberté a joué de sa voix veloutée que l’on devine puissante, mais qu'elle livre tout en retenue, un exercice bien plus complexe qu'il n'y paraît.
Du Jazz de haut calibre
Le plaisir de découvrir la voix de Stéphanie Laliberté
Stéphanie Laliberté possède une voix et un talent rare, qui laisse présager une longue carrière. Sur la scène de la maison de la culture Marie-Uguay le mercredi 30 avril, elle a séduit le public, réuni en grand nombre pour l’occasion.
Malgré une nervosité certaine - on la comprend, il s'agissait de la 4e performance de la talentueuse chanteuse dans le cadre de sa tournée de Boursière de la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse -, elle a joué de sa voix veloutée que l’on devine puissante, mais qu'elle livre tout en retenue, un exercice bien plus complexe qu'il n'y paraît.
Entourée de trois excellents musiciens, Geoff Lapp au piano, Paul Jonhston à la contrebasse et Dave Laing à la batterie, elle a rapidement pris en confiance et en plaisir pour offrir une performance plus que convaincante.
La chanteuse possède un phrasé unique aux rythmes et sonorités qui nous tiennent en haleine, parfois certaines vocalises peuvent évoquer de loin en loin le R&b mais l'ensemble demeure résolument jazzy.
Avec un répertoire majoritairement en anglais, comptant bien quelques perles de Michel Legrand (Moi je suis là) et Gainsbourg (La Noyée) et même une pièce en espagnol tiré du répertoire du Cirque du Soleil, elle s'est baladée d’une pièce à l'autre, offrant au passage une magnifique vocalise sur une pièce instrumentale de Miles Davis.
Stéphanie Laliberté a aussi offert au public de magnifiques arrangements sur You Must Believe In Spring (Legrand) et So In Love (Porter). Un spectacle à l'ambiance jazz feutré et teinté de sensibilité, un univers qui ne saurait laisser indifférent.