Les ecodesigners Laurence Petit et Marie-José Gustave présenteront leur «art recyclé» au public dans le cadre des Journées de la culture.
Découvrir l’art écologique
Les 28, 29 et 30 septembre prochains, dans le cadre de la 11e édition des Journées de la culture, les ecodesigners Marie-José Gustave et Laurence Petit recevront les gens du public dans leur atelier à St-Henri. Une occasion de révéler leur art confectionné d’objets recyclés et de briser, selon elles, quelques préjugés.
Laurence Petit donne des cours de mosaïques collectives à des jeunes. Lors de l’exposition 3R à la Tohu en octobre 2006, elle distribue des pamphlets pour promouvoir son art. L’artiste Marie-José Gustave est de passage, prend une des brochures, et s’écrit «Hey, mon fils est sur la photo de ton pamphlet!». Hasard. Plus tard, Laurence remarque une annonce dans un journal : on recherche quelqu’un pour partager un studio d’art. Elle téléphone, et réalise qu’elle s’adresse à Marie-José Gustave. Coup du destin. Les deux demoiselles travaillent désormais sous le même toit, dans un atelier sur la rue Dagenais à St-Henri.
«C’est bien de partager un espace de création à deux, ça brise l’isolement», estime Laurence Petit. «On a des projets communs et des visions communes», poursuit Marie-José Gustave. Les deux artistes se vouent à l’art écologique. Elles chassent les boîtes, les bouteilles de verre ou les tables pour confectionner et remodeler des miroirs, des horloges ou des mobiliers à base d’objets recyclés. Éco-centres, poubelles, ventes de garage et bacs de récupération sont régulièrement passés sous la loupe. «C’est tout un travail de faire les poubelles! Ça devient un réflexe. Dès que je vois un carton sur le bord de la rue, j’arrête mon auto et je la charge», lance Marie-Josée en riant. Le critère de sélection des matières : leur forme ou leur état. «Je ne suis pas ébéniste, alors je dois me procurer des tables solides, sans bris», déclare Laurence.
Marie-Josée est formée en production de l’habillement. En quittant la France pour le Québec, elle a l’idée de créer des meubles avec ses boîtes de déménagement. Un travail qui s’apparenterait à la confection du vêtement : coupes, usage d’un support, exploration de textures. Laurence Petit a, quant à elle, toujours aimé peindre, mais trouvait l’expérience morne sur les toiles. Un jour, elle décide de transformer la table de son salon en œuvre d’art, et a la piqûre. «Il y a beaucoup de tables abandonnées, de gens qui s’en débarrassent. Je me suis dit que plutôt de les jeter, il y avait quelque chose à faire avec elles. D’autant plus que nous sommes dans une ère pro-environnementale.» Mosaïque, brillants, matières recyclés et acrylique de teintes éclatantes ou sobres ornent ses mobiliers décoratifs.
Faire fi des préjugés
«L’art écologique, c’est stimulant, parce que c’est un nouveau mouvement. Il y a beaucoup à expérimenter, à explorer», estime Marie-José.
Le milieu présenterait de nombreux défis, notamment celui de briser les préjugés. «Souvent, on dévalorise l’art fait d’objets recyclés. Des gens se demandent pourquoi ils devraient payer pour ça. Pourtant, un grand travail de création est effectué. On veut montrer aux gens qu’on est capable de faire quelque chose de beau avec des matières récupérées», souligne Laurence Petit.
Les Journées de la culture semblaient un bon moyen de faire connaître leur art. «Ce sera une occasion d’échanger avec les gens, de leur montrer ce que l’on fait», estime Marie-José Gustave.
Les deux ecodesigners invitent ainsi le public dans leur atelier (4911 rue Dagenais, St-Henri) le 28 septembre prochain de 13h à 20h; le 29 septembre de 11h à 18h; et le 30 septembre de 11h à 17h. Au menu : confections de meubles et d’art recyclé, et création d’une mosaïque collective avec les intéressés.
L’activité est gratuite. Pour plus d’informations, il est possible de visiter les sites Internet : www.gogofrisette.ca et www.pasapapier.com, ou de joindre les artistes par téléphone : 514-932-0097.