À 24 ans, Annick Gaudreault publie son premier livre pour enfant, Alizée Lison, aux éditions Les Heures bleues.
Jeunesse oblige
Vent de folie pour les touts petits
À 24 ans, Annick Gaudreault publie son premier livre pour enfant, Alizée Lison et les lunettes magiques, aux éditions Les Heures bleues, un vieux rêve qui se réalise pour la jeune créatrice, qui allie le cinéma, la bande dessinée et l’illustration avec une voix d’auteur qui lui est propre.
Si vous entrez dans une librairie avec Annick Gaudreault, vous la verrez foncer vers la section jeunesse, elle qui dévore, pour le plaisir, tout ce qui se fait dans le secteur, des livres pour tout-petits aux bandes dessinées pour adolescents.
«J'ai toujours aimé les livres pour enfants, ça m'attire profondément. Pourtant, souvent je les trouve trop «polis», les enfants sont trop «proprets», trop gentils, je voulais mettre ma touche de folie là-dedans», raconte l’auteure.
Pari réussi, tant sur le fond que la forme, l’univers d’Alizée Lison est chatoyant, vif et a tout pour séduire le public cible de la collection Les p’tites heures, les enfants de deux à sept ans.
Tout aussi lyrique, voire surréaliste, le propos nous emmène dans l’univers imaginaire de la fillette, qui s’offre à ses yeux (tout comme les nôtres) lorsqu’elle enfile ses lunettes magiques. Tout d’un coup, son frère devient un mouton et Alizée a la faculté de voir les bébés dans le ventre de leur mère.
Grâce aux lunettes magiques, tout devient possible, flotter dans les airs, prendre son bain en mangeant du pop corn, il n’y a rien qui s’interdise à la charmante héroïne d’Annick Gaudreault.
Qui ne fait rien…
N’ayant pas froid aux yeux, celle que l'on avait rencontrée en juillet dernier alors qu’un de ses courts-métrages était présenté au Festival Les Toiles filantes, a toujours le chic de tenter sa chance.
«Je viens d’un milieu ouvrier à St-Henri, je n’ai pas de connexions, le seul secret que je connais pour la réussite, c'est de tenter des choses et de cogner à toutes les portes», raconte Annick Gaudreault.
C’est ainsi qu’après avoir fabriqué toutes les planches de son livre - il s’agit de collages de dessins au pastel gras numérisés -, elle a envoyé le tout à chacune maisons des maisons d’édition québécoise œuvrant dans le secteur jeunesse.
«J’ai eu plusieurs refus, mais, surprise, Les Heures bleues ont accepté mon livre! Et ça va super bien, on a déjà signé pour un deuxième tome dans la même collection», se réjouit la jeune auteure.
En attendant, elle poursuit son travail de cinéaste et a même signé le premier vidéoclip du groupe Kid sentiment cet automne. Jamais à court d’idées, elle a aussi lancé une collection de cartes de souhaits aux illustrations originales de son cru et qui sont disponibles dans une douzaine de boutiques à Montréal dont deux sur la rue Notre-Dame, La Gaillarde et Surface jalouse.