Mise à la porte alors que j’étais en congé de maladie!
Est-ce que les travailleurs non syndiqués ont des droits? Est-ce qu’ils ont droit à une protection sociale en regard de la maladie? Voici deux questions auxquelles je viens de me confronter, car mon employeur, un magasin de vêtement, vient de me congédier en raison de mon congé de maladie.
Je suis en arrêt de travail pour cause de maladie depuis mai dernier, car je souffre d’une dépression majeure. Le 11 février, mon employeur me congédiait, par lettre en invoquant que je ne serai pas en mesure de fournir une prestation régulière dans un avenir prévisible. Il s’avère que le dernier billet médical remis à mon employeur ne faisait pas mention d’une date de retour prévisible. Par ailleurs, l’employeur n’a jamais tenté de communiquer avec mon médecin traitant. Pire encore, comme mentionné on m’a avisée de mon congédiement par lettre recommandé, sans prendre la peine de me téléphoner ou de me rencontrer! C’est une méthode très cavalière et irrespectueuse.
Sans compter qu’un magasin de détail ne s’oblige pas envers ses employés pour ce qui est des heures offertes et des horaires fixes et mon ex-employeur aurait donc très bien pu garder mon lien d’emploi. Je ne lui coûtais rien puisque je ne bénéficie pas d’une assurance salaire. Actuellement je vis par mes propres moyens, sans protection sociale et depuis, sans lien d’emploi.
Suite à ce congédiement, je me suis tournée vers la Commission des normes du travail. On m’a répondu qu’on ne pouvait pas m’aider, car, pour pouvoir porter plainte auprès de la commission, je dois avoir accumulé deux années d’ancienneté auprès de mon employeur, ce que je n’ai pas.
J’aimerais dire à mon ex-employeur que la situation me choque au plus haut point. Il s’agit d’une discrimination fondée sur mon incapacité médicale actuelle à travailler. Est-ce que dans une compagnie non syndiquée les travailleurs ont le droit d’être malades sans craindre pour leur lien d’emploi? Si j’avais été atteinte d’un cancer, est-ce que l’employeur aurait eu la même attitude à mon égard?
Je dénonce la façon dont on m’a congédiée, je dénonce le fait que les travailleurs non syndiqués se retrouvent sans aucune protection sociale s’ils n’ont pas cumulé deux ans de services, je dénonce que les employeurs fassent si peu de cas des personnes qui travaillent au sein de leur compagnie et qui participent à leur façon à l’augmentation de leurs profits.
La fin de mon lien d’emploi ne vient en rien m’aider à me sortir de ma dépression. Je crois en mes forces, mais je dois recommencer. Actuellement je dois travailler à retrouver un équilibre positif dans ma vie. Bientôt, je devrai en plus, tenter de me trouver un nouvel emploi.
Une ex-employée désirant garder l’anonymat et qui est défendue par une conseillère en défense des droits d’Action Autonomie