Un seul choix s’impose pour les progressistes
Lors de élections provinciales de 2003, j’étais candidat de l’Union des Forces Progressistes (aujourd’hui Québec Solidaire) dans le comté de St-Henri Ste-Anne. Maintenant, je milite pour le Parti Québécois et j'appuie la candidature de Robin Philpot dans ce comté.
Depuis sa fondation, le « nouveau » parti politique Québec Solidaire a reçu une couverture médiatique disproportionnée. Les décevants résultats que récolte cette formation politique dans les intentions de vote témoignent de son incapacité à rassembler les militants progressistes du Québec. De plus, ce parti n’est pas réellement nouveau sur la scène politique québécoise. Moins d’un an avant la dernière élection québécoise d’avril 2003, l’Union des Forces Progressistes (UFP) réussissait à faire la fusion des différents partis politiques de gauche au Québec. Pour l’élection d’avril 2003, l’UFP avait réussi à construire une plate-forme électorale, à implanter des associations de circonscription un peu partout au Québec et à faire une campagne électorale plus qu’acceptable en seulement neuf mois.
Depuis ce temps, cette gauche progressiste a stagné et même régressé. Françoise David et ses camarades ont préféré fonder un mouvement politique parallèle (Option Citoyenne) et forcer la fusion des deux mouvements. Tout est à recommencer et jusqu’à maintenant, les efforts ont été mis à trouver un nouveau nom et un nouveau logo pour ce parti. Pendant ce temps, un programme politique et une direction pour ce parti se font toujours attendre.
À cause de toutes ces querelles intestines, du manque de leadership et d’orientation de ce mouvement politique, où les débats ne finissent plus et les actions se font toujours attendre, les progressistes du Québec doivent réfléchir sur leur implication politique. Dernièrement, j’ai eu la chance de militer avec l’équipe du Parti Québécois dans le Sud-Ouest de Montréal et avec Robin Philpot, un candidat qui a toutes les qualités requises pour faire la différence dans le Sud-Ouest de Montréal. J’y ai rencontré des progressistes, des environnementalistes, des syndicalistes, des pacifistes et surtout des souverainistes qui sont fiers de l’être, qui ont de l’ambition et une vision claire pour la société québécoise.
Malgré tout le respect que j’ai pour les militants de QS, il est impératif que les progressistes du Québec se réunissent tous ensemble au PQ afin de faire échec au Parti Libéral de Jean Charest et de réaliser la seule alternative viable pour le Québec : la souveraineté.
Marc-André Payette, Pointe Saint-Charles,
Candidat de l’UFP aux élections d’avril 2003