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Médaillé de l’Assemblée nationale!

Yvon Lamarre : une vie consacrée aux gens du Sud-Ouest

Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 14 janvier 2008 à 1:00
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Médaillé de l’Assemblée nationale!
Yvon Lamarre a reçu la médaille de l’Assemblée nationale du Québec. Celui qui a côtoyé des hommes hauts en couleur, comme le maire Drapeau ou Pierre Péladeau, a su gagner la confiance de tous grâce à sa rigueur et son engagement.
Médaillé de l’Assemblée nationale!
Yvon Lamarre : une vie consacrée aux gens du Sud-Ouest
Homme engagé dans sa communauté s’il en est un, Yvon Lamarre est surtout connu - et à juste titre - pour sa Fondation, qui offre des résidences adaptées aux personnes présentant une déficience intellectuelle et/ou physique. Mais l’homme a aussi mené une carrière marquée de succès et d’implication sociale et vient d’être couronnée par la médaille de l’Assemblée nationale. Rencontre avec un homme pas ordinaire.
Dans les années soixante, alors que la Révolution tranquille bat son plein, Yvon Lamarre, fraîchement diplômé de l’école des hautes études commerciales (HEC), se destine au commerce international. Mais le destin en décide autrement. Son père, propriétaire de plusieurs commerces, tombe malade et le fils doit prendre la relève.

Moins d’un an plus tard, il épouse Lise Hébert, avec qui il a quatre enfants. C'est une entrée de plein fouet dans le monde des adultes et des affaires. Homme du Sud-Ouest, né à Ville-Émard où il habite toujours, il est alors consterné par les conditions de vie de plusieurs résidents du secteur, particulièrement à St-Henri.

«Hangars transformés en logements, maisons insalubres où les gens vivent à même la terre battue, habitations ne comportant ni bain, ni douche et j’en passe, ça n’avait aucun bon sens!», se rappelle-t-il. Troublé, M. Lamarre décide de s’impliquer. Nouvellement président de la Société de développement de la Plaza Notre-Dame et vice-président de la Plaza Monk, il milite pour la rénovation urbaine du Sud-Ouest.

En 1964, il réunit les curés des 13 paroisses du Sud-Ouest et profite de la messe de minuit pour sensibiliser la population aux mauvaises conditions de vie qui y sévissent. Cette lutte mènera à terme à la création de la Société d’habitation du Québec, de la société municipale d’habitation et poussera le gouvernement fédéral à investir davantage dans le secteur.
Recrue convoitée
C’est à cette époque qu’Yvon Lamarre se fait remarquer par le maire Drapeau, qui tente de l'attirer en politique, sans succès au début. Il faut dire qu’avec près d’une vingtaine de commerces de détail et quatre enfants à éduquer, Mme Hébert-Lamarre désapprouve la volonté de son époux de se lancer en politique. Nous sommes alors en 1967.
«Il a fallu que le maire Drapeau téléphone à ma femme et lui a parlé pendant trois heures pour la convaincre», confie Yvon Lamarre. Sa carrière politique est alors lancée.

D'abord conseiller municipal, puis membre du comité exécutif de la Ville de Montréal trois en ans plus tard, il en devient vice-président en 1974, puis président de 1978 à 1986. M. Lamarre prend sa retraite de la politique avec l’arrivée de Jean Doré à la mairie, et œuvre ensuite dans plusieurs entreprises dont, le Journal de Montréal, où il occupe le prestigieux poste d’Éditeur de 1990 à 1995. Il terminera sa carrière à la non moins prestigieuse société SNC-Lavalin avant sa retraite officielle en 1998.
L’habitation comme vocation
Tout au long de son parcours politique, Yvon Lamarre continue de lutter pour des habitations de qualité et s’implique dans tous les quartiers au sud de la rue Sherbrooke: «Nous avons travaillé à Pointe St-Charles, St-Henri, Hochelaga-Maisonneuve, le centre-sud. La ville a débloqué des subventions pour la rénovation des bâtisses, la démolition des hangars et la reconstruction d'habitations décentes, en plus de l'aménagement de ruelles et de cours-arrières», raconte-t-il.
Lancé en 1970, ce programme constitue alors le plus important programme de rénovation urbaine jamais lancé au Canada, au coût de 500 millions – une somme colossale à l’époque!

M. Lamarre est également sensible à la cause des personnes handicapées et, une décennie plus tard, à l’occasion de l'année mondiale des personnes handicapées décrétée par l’ONU en 1980, il se lance dans la promotion de l’accessibilité universelle (ce qui lui vaudra plus tard un prix pour l’inclusion sociale décerné par la Ville de Montréal). Il exige que 7% des logements rénovés dans le cadre du programme soient accessibles aux personnes handicapées. L’homme milite également pour la création de transport adapté, afin de permettre l’accès à l'éducation et aux loisirs aux personnes handicapées.

Il est aussi derrière l'adoption par la Ville de trottoirs à bateaux pavés, soit les rampes de courbure qui les rendent accessibles aux personnes en fauteuils roulants et facilite le déplacement des personnes âgées.
Aider à mieux-vivre
L’évocation de tous ces souvenirs plongent M. Lamarre dans une réflexion sur sa vie et ses motivations: «Vous savez, quand vous êtes jeunes, vous avez envie de changer le monde», résume-t-il humblement.
Pourtant, le retraité d’aujourd’hui continue de changer «la vie du monde» et ce, grâce à sa fondation créée en 1983, avec l’aide de Jean-Jacques Mercier, fondateur du journal La Voix Populaire, Jean-Marie Chabot, alors président du port de Montréal et Guy Bernier, président de la Fédération des Caisses populaires de Montréal et de l’est du Québec à l’époque.

Ces derniers étant tous décédés aujourd’hui, il poursuit seul sa mission, non sans l’aide de son épouse et de sa fille Catherine. Et il est loin de s'arrêter. Cette année seulement, deux maisons devraient venir s’ajouter aux 36 détenues par la fondation, un peu partout sur l’île de Montréal, notamment à LaSalle, Lachine, Verdun, Dorval et Ville-Émard.

La fondation Yvon-Lamarre, c'est 80 bénévoles qui s’activent à faire des levées de fonds en organisant des événements et 160 employés à temps plein et partiel dans les différentes maisons.

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