Bureau de poste de Pointe-Saint-Charles
Fermeture à venir
Postes Canada prévoit fermer le bureau de poste de la rue Grand-Trunk à Pointe-St-Charles
Postes Canada fermera son bureau de la rue Grand Trunk à Pointe-St-Charles à brève échéance, au plus tard au mois de mars 2008, lorsque le bail prendra fin.
«Les locaux sont trop grands pour nos besoins, nous n'en utilisons que de 25 à 30%», explique Louise Roy, directrice des communications pour Postes Canada à Montréal.
«Nous allons donc ouvrir un comptoir dans notre édifice de la rue Bridge, qui compte déjà un dépôt de facteur et des bureaux administratifs», annonce-t-elle.
Peu accessible au public, ce comptoir devrait se doubler d’un point de service franchisé dans un commerce de Pointe-St-Charles, dès que Postes Canada aura trouvé un partenaire, selon Mme Roy : «Ce n'est pas évident de trouver un commerce intéressé à tenir le comptoir, mais on y travaille. Nous sommes en négociation en ce moment, je ne peux pas en dire plus», confie-t-elle, assurant du même souffle que le comptoir de la rue Bridge, qui ouvrira sous peu ses portes, demeurera ouvert en toutes circonstances, et ce même si un comptoir franchisé apparaissait dans le quartier.
Mme Roy a aussi assuré La Voix populaire qu'aucune perte d'emploi ne serait engendrée par le déménagement : «Les gens seront relocalisés, c'est tout», indique-t-elle.
Indignation d’Action-Gardien
La Table de concertation communautaire de Pointe-Saint-Charles, Action-Gardien, s’oppose à la fermeture et au déménagement du comptoir postal. Dans une lettre adressée à la Voix populaire, l'organisme dénonce le peu d'accessibilité pour les piétons et utilisateurs du transport en commun du nouveau site: «Le bureau de poste est essentiel à notre quartier. Entre 200 et 300 personnes par mois utilisent le service de mandats-postes», illustre Action Gardien.
En entrevue, la porte-parole de l’organisme, Karine Triolet, renchérit : «Nous avons toujours été en faveur des services publics. Ce ne sera plus la même chose avec un comptoir appartenant à une entreprise privée. Il n’y aura pas le même accueil et pas le même service», estime-t-elle.
«Et puis, un comptoir postal privé, si jamais ce n'est pas rentable pour le propriétaire, il peut aussi bien décider de le fermer», craint Mme Triolet.
Postes Canada a promis de faire savoir au public aussitôt que possible le lieu du futur site du comptoir franchisé dans Pointe-St-Charles, dès que la Société d’État aura trouvé un partenaire.