La candidate du PLC dans LaSalle-Émard, Lise Zarac.
Lise Zarac insiste sur l’importance de prendre le «tournant vert»
Candidate du Parti libéral dans LaSalle-Émard
En juin dernier, le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, dévoilait son plan pour lutter contre les changements climatiques : son «Tournant vert». Un tournant que les Canadiens se doivent de prendre, insiste Lise Zarac, candidate du PLC dans LaSalle-Émard.
«Le plan vert a la bonne vision. Si nous voulons penser aux générations futures, il faut aller vers ça», a soutenu Mme Zarac lors d’une entrevue, mardi dernier, à laquelle prenait également part le député sortant et ex-premier ministre Paul Martin.
Ce plan serait fiscalement neutre, a rappelé la candidate. Alors qu’une taxe sur le carbone – «un prix à la pollution» – serait imposée dans le but de réduire les émissions de gaz à effets de serre, les fruits de cette taxe seraient redistribués en baisses d’impôt et en politiques de lutte contre la pauvreté.
«On ne surtaxe pas», a soutenu Lise Zarac estimant que «si nous n’avons pas ces mesures, il sera plus difficile d’atteindre les objectifs [de réduction des gaz à effets de serre].»
«À la fin de l’année, le citoyen va avoir plus d’argent dans ses poches», a ajouté Paul Martin.
La candidate a d’autre part fustigé le gouvernement Harper pour les coupures budgétaires effectuées au cours des dernières semaines dans des programmes culturels. «C’est quelque chose qui vient me chercher», a-t-elle lancé. «Il ne faut pas couper dans ces programmes», a plaidé Lise Zarac, qui estime que ces coupures auront des conséquences néfastes pour les artistes non seulement au plan local, mais aussi au plan du rayonnement international. «La culture, c’est important. C’est aussi une question économique», a souligné Paul Martin, notant qu’un dollar investi dans la culture a des retombées importantes.
Et parlant d’économie, la candidate s’inquiète du fait que les politiques du gouvernement Harper amèneraient le Canada à flirter avec la possibilité d’un déficit, qui a été éliminé sous le régime des libéraux alors que Paul Martin était ministre des Finances. «Le Canada est présentement en queue de peloton des pays du G7 pour ce qui est du développement économique», a indiqué M. Martin. Si le pays s’en tire bien malgré la tourmente qui secoue les États-Unis, et par ricochet l’ensemble de la planète, c’est en partie parce qu’il n’a pas à traîner le boulet que représente un déficit, a-t-il mentionné.
Conseillère municipale depuis 2001, Lise Zarac, qui continue à assumer cette fonction, comme le permet la loi électorale, juge qu’elle a beaucoup à apporter à l’échelon fédéral. «Je peux encore mieux servir à un autre niveau. Je connais bien les besoins de la population. J’ai le bagage qu’il faut pour aller à ce niveau», a-t-elle fait savoir.
Paul Martin, qui s’apprêtait à accompagner la candidate pour du porte-à-porte, ne doute pas de ses capacités. «Je connais Lise depuis belle lurette. J’ai vu son amour pour le comté, a-t-il confié. Ça prend quelqu’un qui connaît bien le comté. C’est primordial.»
Interrogée par ailleurs à savoir si la présence sur le bulletin de vote du nom d’Antoine Kaluzny, un militant libéral de longue date qui se présente comme candidat indépendant, pourrait venir brouiller les cartes, Mme Zarac n’a pas émis de commentaire. «Il y a seulement un candidat du Parti libéral, et c’est Lise», a déclaré Paul Martin.