OTTAWA - Les pilotes d'aéronefs devront désormais démontrer qu'ils peuvent maîtriser l'anglais ou le français afin d'obtenir leur licence au Canada et les pilotes étrangers devront également avoir une connaissance d'une des deux langues officielles pour circuler dans l'espace aérien canadien.
De même, le personnel de contrôle de la circulation aérienne devra également maîtriser les deux langues officielles.
La nouvelle réglementation fédérale, annoncée par le ministre des Transports, Lawrence Cannon, mercredi, permet ainsi au Canada de se conformer aux nouvelles exigences linguistiques de l'Organisation de l'aviation civile internationale.
L'OACI s'attend à ce que tous les États qui en sont membre s'y conforment d'ici 2011.
La nouvelle norme internationale vise à s'assurer que tout pilote soit familier avec la langue utilisée au sol dans le pays qu'il survole ou, à defaut de connaître la langue locale, qu'il puisse communiquer en anglais, qui devient du même coup la langue d'usage internationale de l'aviation civile.
La norme de l'OACI oblige les demandeurs de licence à démontrer leur capacité de parler et de comprendre la langue utilisée dans les communications radiotéléphoniques locales, sinon l'anglais, avant d'obtenir leur licence.
Le milieu international de l'aviation a appuyé cette norme après que le manque de compétences linguistiques eut été cité comme un des éléments ayant contribué à plusieurs accidents mortels à l'étranger.
Les nouveaux demandeurs de licence devront donc désormais réussir un test de compétences linguistiques. Au Canada, ce nouveau test officiel évaluera les compétences des candidats en français et en anglais et sera disponible partout au pays auprès d'un réseau d'examinateurs désignés.
La majorité des détenteurs de licence satisfont déjà à ces exigences linguistiques.
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