Pour la seconde fois en moins d'une semaine, des vandales ont ciblé un symbole canadien pour y peindre des slogans felquistes avec une bombe en aérosol. LA PRESSE CANADIENNE/Peter McCabe
MONTREAL - Pour la seconde fois en moins d'une semaine, des vandales ont ciblé un symbole canadien pour y peindre des slogans felquistes avec une bombe en aérosol.
Cette fois, c'est un local de la Légion canadienne à Lachine, dans l'ouest de Montréal, qui a été barbouillé des mots "Nous vaincrons, Québec libre", "Bravo à la cellule Papineau" et "FLQ" peints sur sa façade.
Des vétérans étaient en pleurs jeudi à Lachine. La présidente de la section de la Légion canadienne à Lachine, Irene Tait, a indiqué que son téléphone n'avait pas dérougi depuis l'annonce du méfait.
Mme Tait a affirmé que l'incident avait eu un impact sur bon nombre de vétérans. "Ils ne sont pas tant furieux que triste, a-t-elle confié. C'est comme un couteau planté dans le coeur. Ils n'en reviennent pas."
La fin de semaine dernière, la crypte de la famille de l'ex-premier ministre Pierre Trudeau, à Saint-Rémi, en Montérégie, avait été vandalisée de la même manière, avec les mots "traître", "bâtard" "cellule Papineau" et "FLQ".
Le graffiti peint sur le côté du local de la légion semblait faire écho au vandalisme survenu à Saint-Rémi. Quelqu'un avait écrit "Bravo to the Papineua Cell". Le nom "Papineau" avait été mal épelé.
Le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Laurent Gingras, a affirmé qu'il était possible que les deux incidents soient reliés.
M. Gingras a précisé qu'aucune arrestation n'avait été effectuée.
"Nous ne savons pas si nous avons affaire à une personne qui reproduit le méfait d'une autre. Nous allons voir ce que l'enquête va révéler", a-t-il expliqué.
Il s'agissait également de la deuxième fois en six mois que la Légion de Lachine était ciblée; en décembre dernier, les mots "Québec libre" et "FLQ" avaient été peints en bleu sur le cénotaphe d'un parc voisin.
L'humoriste anglophone de Montréal, Joe Elias, avait réussi à amasser 1000 $ avec un spectacle bénéfice vendredi dernier. "Je crois que tout le monde était soulagé, mais voilà que l'histoire se répète quelques jours plus tard, a déploré M. Elias. C'est simplement de la lâcheté."
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