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Les négociations achoppent entre Remstar et les syndicats de TQS

Presse CanadienneArticle mis en ligne le 1 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - Les négociations ont achoppé entre Remstar et les syndicats qui représentent les employés de Télévision Quatre-Saisons.
L'on revient donc à la case départ, ce qui signifie que les bulletins de nouvelles de TQS devraient définitivement disparaître de l'écran en septembre. Quelque 270 personnes perdront ainsi leur emploi.
"Malgré toute l'ouverture qu'on a eue et quatre rondes de négociations, on a pratiquement perdu notre temps", s'est plaint jeudi Luc Bessette, président de l'un des syndicats CSN du réseau TQS, à Montréal.
Rencontrant les journalistes devant les bureaux du réseau de télévision à Montréal, le président du syndicat des employés de TQS à Québec (FTQ), Eric Lévesque, a indiqué que les syndicats avaient fait une contre-proposition à Remstar, visant à "préserver la production et l'information", tout en manifestant certaines ouvertures sur la convention collective. Cela n'a pas suffi.
Le vice-président aux affaires corporatives et actuel directeur général de TQS, Serge Bellerose, a défendu la position de l'entreprise. Il a rappelé qu'avec une perte de 18 millions $ pour le dernier exercice et un déficit accumulé de 71 millions $, TQS n'avait pas "d'autre choix que de revoir son modèle d'affaires et d'aligner rapidement son budget d'exploitation sur ses revenus escomptés".
Il a souligné qu'à lui seul, le service d'information avait entraîné une perte de 7 millions $ en 2007.
La direction soutient cependant que sa contre-proposition aurait permis de sauver quelques emplois dont l'abolition avait été annoncée. Ainsi, 34 postes auraient été maintenus "pour assurer la production de nouvelles selon un modèle redéfini", selon la direction.
Le syndicat réplique cependant que ce "modèle redéfini" ne supposait pas de véritables postes d'information journalistique.
La direction de TQS indique également que dans sa proposition, elle voulait apporter des modifications au régime de retraite. Elle s'engageait aussi à payer les syndiqués pour les journées de maladie, les heures supplémentaires accumulées et les indemnités de départ, à condition qu'il y ait entente avec les syndicats et que son plan de relance franchisse toutes les étapes.
Malgré cette rupture des négociations, le dirigeant syndical Bessette a tenu à dire qu'il demeurait ouvert à négocier d'ici les 24 prochaines heures.
Des assemblées générales des membres des syndicats sont convoquées à compter de vendredi. Les dirigeants syndicaux feront alors rapport plus précisément à leurs membres des offres et contre-offres qui ont été présentées de part et d'autre.
M. Bessette a aussi évoqué la possibilité d'intenter des recours juridiques, mais n'a pas voulu en dire davantage, se bornant à indiquer que les avocats de la CSN et de la FTQ s'affairaient à regarder ce dossier.
Il appartiendra ensuite au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de trancher la question, lors des audiences de juin.
Charest les visite
Plus tôt dans la journée, le premier ministre du Québec, Jean Charest, avait brièvement rencontré les dirigeants des syndicats de TQS, dans un hôtel de Montréal, celui-là même où il venait de donner une conférence de presse pour annoncer un investissement.
Le premier ministre les a rencontrés à leur demande et les échanges ont eu lieu à huis clos.
M. Charest était alors accompagné du ministre du Développement économique Raymond Bachand et de la présidente du Conseil du trésor Monique Jérôme-Forget.
"C'est une occasion d'échanger sur l'avenir de TQS et de réitérer les positions qu'on a prises publiquement et privément, pour dire que l'avenir de TQS, c'est très important. C'est important pour le Québec. C'est la diversité de l'information. C'est au Québec une institution qu'il faut protéger. Alors on va suivre ça de très, très près", a affirmé le premier ministre Charest.
Il a lui-même souligné que tous les partis à l'Assemblée nationale s'entendaient sur la nécessité de maintenir le service de l'information à TQS.
"Après ça, on risque d'arriver sur le terrain politique. Ca aussi, il faut être franc et le dire. Quand on va arriver sur le terrain politique, ce sera aux partis fédéraux de se prononcer", a lancé M. Charest.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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