Irréaliste et recyclé
Réaction de l’Opposition face au plan de développement durable de la ville
Le 27 mars dernier, la ville de Montréal et ses 76 partenaires déposaient la phase 2 du plan stratégique de développement durable. Celle-ci propose 36 actions concrètes à réaliser pour la période 2007-2009. En cette semaine suivant le jour de la terre, que pense la chef de l’Opposition officielle, Noushig Eloyan, du plan de l’administration Tremblay-Zampino?
«Il est intéressant de regrouper ce qui s’est fait au cours des dernières années, sauf que plus de la moitié des 36 items ne sont pas de nouvelles actions», a déclaré Mme Eloyan. Selon elle, des idées comme les éco-quartiers, les éco-centres et le plan des rives avaient été mises de l’avant par l’administration précédente. Pour ce qui est des nouvelles initiatives, la chef de l’Opposition officielle croit qu’elles sont pour la plupart irresponsables et inimaginables.
«L’objectif de 60% de récupération des matières résiduelles en 2008, alors qu’on est présentement à 34% n’est tout simplement pas sérieux», a-t-elle indiqué. C’est le retard accumulé au cours des six dernières années qui, d’après Mme Eloyan, explique l’irréalisme des objectifs.
Elle ajoute que puisqu’il est présentement à la mode de parler d’environnement et de développement durable, l’administration Tremblay-Zampino s’est empressée de présenter un plan rempli de belles promesses. «Ce n’est que de l’opportuniste politique pur et simple. Il n’y a aucune conviction, car l’action ne suit pas la parole», a mentionné la chef de l’Opposition officielle.
Noushig Eloyan croit qu’avec l’organisation actuelle, il est très difficile d’opérer une vision globale et intégrée. L’idée du développement durable demeure abstraite et dans une ville éclatée comme la ville de Montréal, avancer d’un mouvement commun semble quasi impossible, remarque-t-elle. «M Tremblay annonce des plans et laisse la responsabilité aux arrondissements de les appliquer. Il n’a pas le courage de leur dire quoi faire», a mentionné Mme Eloyan. Malgré l’annonce de 19 nouvelles actions pour la deuxième phase du plan stratégique de développement durable, Mme Eloyan conclut que si le passé est garant de l’avenir, celui-ci ne s’annonce pas très prometteur.