Ghislaine Gobeil, technicienne en diététique du Garde-Manger Pour Tous.
L’amour par la nourriture
Des milliers d’enfants nourris par le Garde Manger Pour Tous
En ce mois national de la nutrition, prenons le temps de poser un regard sur le travail quotidien d’un organisme communautaire œuvrant dans le quartier Pointe-Saint-Charles, le Garde-Manger Pour Tous.
Depuis 1986, en collaboration avec les commissions scolaires de Montréal et Marguerite-Bourgeoys, le Garde-Manger Pour Tous distribue chaque jour dans 21 points de service, 2 500 dîners chauds et équilibrés, aux enfants bénéficiant du programme de la mesure alimentaire. C’est dans les cuisines du sous-sol de l’école Charles-Lemoyne que se fait toute la production. On y sert également 350 repas quotidiennement, alors que les quelque 2 000 autres sont acheminés par quatre camions aux autres points de service. Ceux-ci comprennent l’école de la Petite-Bourgogne, les écoles Ludger-Duvernay, Annexe-Charlevoix et Victor-Rousselot de Saint-Henri, ainsi que les écoles Jeanne Leber et La Passerelle situées à Pointe-Saint-Charles.
Ghislaine Gobeil, technicienne en diététique du Garde-Manger Pour Tous depuis six ans, est responsable de la planification des menus et coordonne le travail des dix cuisiniers et cuisinières préparant les repas. «Nous nous efforçons de faire de la nourriture maison comme des galettes, de la soupe, des pâtes», a spécifié Mme Gobeil. Dès 6h du matin, toute l’équipe se met au travail pour préparer des repas qui respectent le guide alimentaire canadien, les principes d’accommodements raisonnables et les goûts des enfants.
En plus de permettre à des milliers d’enfants de manger à leur faim le midi, l’organisme Garde-Manger Pour Tous emploie environ 120 personnes, dont plusieurs nouveaux immigrés. «Nous sommes aussi un genre d’organisme d’insertion sociale, puisque pour plusieurs de nos employés, il s’agit de leur premier véritable emploi», a expliqué la directrice générale du Garde-Manger Pour Tous, Ghislaine Théoret. Au cours de la dernière année, une équipe d’animation d’ateliers de cuisine s’adressant aux parents avec de jeunes enfants a également été mise sur pied.
«Tous les jours, nous voyons des enfants qui sans notre aide ne pourrait probablement pas manger à leur faim et nous sommes très heureux de voir que tranquillement, les gens prennent conscience du bonheur et du bien-être que ça leur procure», a souligné Ghislaine Gobeil. «Nous croyons que l’amour passe aussi par la nourriture», a-t-elle ajouté.