L'équipe complète du nouveau J.M. Vallière, de gauche à droite et de bas en haut : France Jomphe, Isabelle Laliberté, Christiane Tremblay, Normand Tardif et Josée Gaudet. (Photo : Martin A. Chamberland)
Du changement chez JM Vallière
Isabelle Laliberté a bien su s'entourer
Depuis les années 20 que le commerce de tentures J.M. Vallière est sur le boulevard Monk à Ville-Émard. Racheté à M. Vallière par M. Alpin dans les années 40, le commerce vient d'être vendu à Isabelle Laliberté. Cette dernière avait fait la connaissance de M. Alpin en lui vendant tissus.
«M. Alpin était mon client», précise cette femme attachante. Âgé de 75 ans, M. Alpin cherchait à vendre son magasin, mais pas à n'importe qui. Son fils n'étant pas intéressé à prendre la relève, il propose alors le commerce à Mme Vallière.
«Je n'avais jamais pensé à ça! J'avais toujours été dans la vente. Mes amies n'étaient pas sûres que c'était une bonne idée. Elle disait 'à ton âge [la cinquantaine], c'est un gros risque!'», raconte Isabelle Laliberté, une lueur d'amusement dans les yeux.
Celle qui porte bien son nom ne regrette pas sa décision. Tous les jours depuis novembre, elle dirige son équipe non pas comme un patronne, mais comme une partenaire.
«On vit ensemble ici tous les jours, je dois être à l'écoute de leurs idées, de leur suggestions», dit-elle.
Il faut savoir que l'équipe en place œuvrait depuis plusieurs année pour M. Alpin, ce qui assure une certaine continuité dans le service à la clientèle et un soutient inestimable à Mme Laliberté.
Nouveau souffle
La résidente de l'île des sœurs apprends à connaître et apprécié sa clientèle du Sud-Ouest. Bien sûr, elle espère l'agrandir, tout en continuant de bichonner les habitués.
«Mon défi, c'est garder la clientèle actuelle, tout en développant un nouveau secteur de produits haut de gamme. Comprenez-moi bien, un store à 20 $ ou une tenture à 1000 $, les deux je suis contente super de les vendre. Les produits courants doivent côtoyer ceux plus cher», illustre la propriétaire.
«Ma première passion, c'est les tissus, alors c'est sûr que je veux en faire entrer de plus en plus et de marques réputées», dit-elle.
Certains changements dans le magasin déjà sont visibles, comme les nouveaux planchers de bois franc, la vitrine plus aérée.
«Éventuellement, les rouleaux de tissu vont descendre au sous-sol et nous ne garderons que des échantillons en magasins», explique celle qui a le souci du détail.
«Chez nous, on était 16 enfants et ma mère faisait tous nos vêtements à la main. J'ai appris à coudre bien jeune et ma mère nous a inculqué le désir du beau, du travail bien fait», raconte M. Laliberté
Tenir son magasin, c'est ce qu'elle appelle «le défi de sa vie». Offrir du tissu pour toutes les bourses et tous les goûts est son défi pour 2007.