Kevin Parent, Compilation (Tacca Musique)
Stefie Shock, Kevin Parent, The Killers…
Quelques nouveautés musicales
Tant du côté francophone qu’anglophone, quelques nouveautés musicales arrivent chez les disquaires. Stefie Shock, Kevin Parent, Ron Sexsmith et The Killers prennent d’assaut les ondes radio !
Kevin Parent, Compilation
On ne parle pas ici d’un « Best of » au sens strict du terme (regroupement des plus grands succès d’un chanteur), puisque le disque Compilation rassemble seulement 14 chansons de Kevin Parent, alors qu’on sait tous qu’il a eu beaucoup plus de hits que ça dans sa carrière !
N’empêche que le CD est intéressant par le choix des chansons retenues (c’est sa compagnie de disque, Tacca Musique, qui a fait la sélection) ; on y suit la ligne évolutive de la carrière musicale du chanteur gaspésien. De Pigeon d’Argile, son premier disque, on retrouve les chansons Nomade Sédentaire, Boomerang, Seigneur, Father on the go, La Jasette. Du disque Grand Parleur Petit Faiseur, les chansons Fréquenter l’oubli, Tu pourras dire, Maudite Jalousie et Pignon sur rue se retrouvent sur le disque. Du Cd Les Vents Ont Changés, les chansons Caliente et la chanson thème. La compilation comprend également la reprise de Jean-Pierre Ferland, Le Petit Roi, de même qu’une chanson produite en collaboration avec les Porn Flakes, Down in Mexico.
Retour donc sur les 10 ans de carrière francophone de Kevin Parent. Une belle idée, surtout que le chanteur se tourne maintenant vers le marché anglophone.
-En magasin le mardi 21 novembre
The Killers, Sam’s Town
Deuxième disque pour la formation de Las Vegas. Certes, la fraîcheur que l’on retrouvait sur Hot Fuss n’est plus là, mais Sam’s Town a tout de même un petit quelque chose de franchement accrocheur.
On ne sait trop pourquoi, mais quand on écoute The Killers, on pense au groupe Queen. Peut-être est-ce la voix du chanteur Brandon Flowers, qui rappelle celle de Freddy Mercury sur certaines pièces (Bling, Why Do I Keep Conting ?). Il y a aussi les chœurs vocaux (sur Exaltitude entre autres), le mélange disco rock… Bref, The Killers n’est pas le groupe qui a inventé le bouton de transistor, mais voilà tout de même un band qui sait comment pondre des hits.
Il suffit de quelques écoutes de leur nouveau compact pour se surprendre à fredonner les paroles des chansons. Des chansons accrocheuses, rythmées, sans prétention. Les gars du groupe ne cherchent pas à nous éblouir à tout prix par des solos de guitares ou autres artifices instrumentaux, mais plutôt à nous faire passer un bon moment musical, et ce, « Even if it's just for the day », comme ils le chantent sur Enterlude. Voilà des gars lucides, qui ont compris que les fans de rock sont toujours à la recherche du prochain grand groupe et qu’ils ne s’attachent pas longtemps au même band. Alors, suivons leur conseil et consommons ce petit disque…Le temps de trouver mieux !
Ron Sexsmith, Time Being
Une autre année, un autre disque pour Ron Sexsmith. À chaque an depuis 1999, le chanteur folk canadien nous a offert un nouveau disque. Voici qu’arrive ces jours-ci son dixième en carrière, Time Being.
Oui, il est prolifique. Mais cela ne dilue en rien son talent musical. Il nous fait penser en ce sens au chanteur américain Ryan Adams (ne pas confondre avec Brian… Aucun lien de parenté) qui, bon an, mal an, nous arrive avec un nouveau disque. Même que l’an dernier, on a eu droit à trois (!) disques de sa part. Mais ça, cE’st une autre histoire.
Donc, un nouvel album pour Ron Sexsmith. Et pour Time Being, il a eu la bonne idée de confier les rênes de la production à Mitchell Froom, celui avec qui il avait travaillé pour ses trois premiers albums (ses meilleurs, à notre humble avis). Le gars a également œuvré auprès de certains chanteurs qui ont connu le succès, tels qu’Elvis Costello, Suzane Vega et Paul McCartney, pour ne nommer que ceux-là.
La musique de ce nouveau CD se veut toute en douceur, alors qu’une grande place est laissée à la guitare classique, au piano et à la voix particulièrement harmonieuse de M. Sexsmith. Allez savoir pourquoi, son style vocal nous fait penser à celui de Rufus Wainwright : la dernière syllabe est étirée, la vocalise est en crescendo. Comme comparaison, c’est loin d’être vilain. Un bon disque folk, parfait pour les soirées romantiques.
-Ron Sexsmith en spectacle au Théâtre d’Outremont le 25 novembre.
Stefie Shock, Les Vendredis
Dès la première écoute de Les Vendredis , le nouvel album de Stefie Shock, on se retrouve en terrain connu. Musicalement, il s’agit d’un « prolongement » logique de Le décors, l’album précédent du chanteur. Mais on ne se plaint pas du résultat; Stefie Shock semble avoir trouvé sa voie (musicale) et l’exploite maintenant à fond.
Le disque s’inscrit donc dans l’inspiration Shock : rythme groove en avant-plan, trompettes, guitares et batterie qui accompagnent la voix saccadée du chanteur. À l’arrière, les textes ludiques (pour la plupart) de Stefie. Le tout donne un disque de party et qui accompagne très bien les soirées entre amis. D’où le titre Les Vendredis !
Dix chansons plus énergiques les unes que les autres. Au milieu de tout ce travail, on retrouve une version toute Shock de la chanson d’Indochine, « Savoure le rouge ». Soulignons ici que les paroles « osées » de ce classique de la musique rock français prennent tout leur sens dans la bouche du chanteur québécois : « Conduis-moi vers ton endroit mon bébé / Parle-moi ! Parle-moi de ton humidité / Bien avant que les astres jaillissent / Et que ton sexe me lisse entre les mains / Les doigts mouillés, l'étoile inondée… » Nul besoin de spécifier qu’il s’agit d’un album chaud, chaud, chaud !.
-En magasin le 21 novembre.