Le Général Walter Natynczyk
Chicane entre Harper et son chef militaire
C’est du jamais vu dans un pays démocratique.
Le chef de l'État-major des forces canadiennes, le Général Walter Natynczyk a contredit ouvertement la semaine dernière le chef du gouvernement, le Premier ministre Stephen Harper.
Le Général a déclaré aux journalistes qu'il n'a aucune objections à ce que les parlementaires canadiens puissent voir les documents secrets portant sur la torture de nos prisonniers en Afghanistan par la police secrète afghane.
Harper refuse catégoriquement de montrer les dossiers aux parlementaires. Il dit que ça pourrait mettre en danger la vie de nos braves soldats.
Pas selon le général, qui a vu les documents soi-disant secrets.
Natynczyk insiste : « Nos soldats n'ont rien à se reprocher. »
" Donc, vous n’avez aucune objection à les montrer? " a demandé un journaliste.
" Pas du tout, pas du tout " Natynczyk a répondu.
Pour le moment, le Général est toujours en place. On lui donne moins qu’un an.
Harper se bat corps et âme à la Chambre des communes cette semaine pour éviter de rendre publique les documents sur la torture de nos prisonniers par la police secrète en Afghanistan.
L' Opposition à la Chambre des communes dit que la vraie raison que Harper est si intransigeant est parce que certains de ces documents pourraient établir que le gouvernement Harper a fermé les yeux sur la torture dans les prisons afghanes.
Selon la Convention de Genève cela pourrait constituer un crime de guerre et Harper ou ses ministres pourraient se voir traîner devant la Cour internationale à La Haye.
Cela ne ferrait certainement pas l’affaire de Harper surtout juste avant des élections générales au Canada.
Cette semaine les partis de l’Opposition tenteront de négocier quels documents peuvent être examinés par les parlementaires sans mettre Harper, ses ministres ou le pays tout entier dans l'embarras.
Un compromis de la part de Harper est douteux. Mais finir à La Haye n’est pas intéressant non plus.