Le directeur général Gilles Rainville.
Non-renouvellement du contrat de M. Gilles Rainville: un citoyen réagit
À la consternation générale, en septembre dernier, les élus de Vision Montréal ont voté le non-renouvellement du contrat du directeur général de l’arrondissement. Ce vote a provoqué une onde de choc dans le Sud-Ouest.
En début d’assemblée, le 3 octobre dernier, la mairesse d’arrondissement a usé de son droit de reconsidération sur cette résolution. Mme Montpetit a prié les conseillers Mme Hamel et MM. Bossy et Cartier de songer aux conséquences de leur geste et d’expliquer leur décision. Le conseiller Pierre Fréchette a uni sa voix à celle de la mairesse.
Les conseillers de Vision Montréal ont tout simplement répété que le lien de confiance était brisé. Ils ont dit avoir parlé à M. Rainville mais n’ont fourni aucune autre explication.
M. Séguin nous écrit
Les habitués des réunions du conseil connaissent M. Pierre Séguin. C’est un citoyen engagé qui intervient régulièrement pour contribuer au mieux-être de ses concitoyens. Déçu du maintien de la décision, M. Séguin a tout de même déposé une lettre au conseil d’arrondissement du 3 octobre.
Suite à la tournure des événements, M. Séguin nous a écrit: « Dans la mesure de mes moyens, je ne peux pas laisser une telle situation très arbitraire et regrettable. C’est pourquoi je m’adresse à vous pour qu’en publiant ma lettre mes concitoyens soient informés d’une situation anormale et non-transparente. »
La lettre
«Mesdames et Messieurs, J’aimerais vous entretenir sur les conséquences de la résolution no. 10.010 adoptée à l’assemblée publique de l’arrondissement du Sud-Ouest tenue le 5 septembre 2006 à la maison de la culture Marie-Uguay.
À titre de citoyen du Sud-Ouest et résidant de Pointe Saint-Charles, j’ai quitté l’assemblée après le premier bloc avec un goût amer et aussi de la manière inconcevable de procéder dans le cas de M. Gilles Rainville, directeur de l’arrondissement.
J’ai perçu dans la dite résolution une ingérence politique déplacée. Les relations professionnelles entre les élus et les hauts fonctionnaires de direction doivent être au-dessus des situations conflictuelles. Comme citoyen témoin de ce vote, je pense qu’il y a eu un manque d’éthique envers le directeur. Avec imagination, il y a sûrement d’autres moyens plus respectueux de traiter ce genre de situation.
Je demande aux élus, et plus particulièrement à l’équipe de Vision Montréal, de reconsidérer cette résolution et de la retire afin de trouver une manière plus appropriée et équitable.
Soyez assurés que mon intervention n’est nullement partisane. Je suis préoccupé que le bien commun du Sud-Ouest soit de rigueur.
Espérant une écoute favorable et une rectification du présent litige.