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Reconstruction de Turcot : Québec renonce à un partenariat public-privé


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Article mis en ligne le 27 juillet 2009 à 13:54
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Reconstruction de Turcot : Québec renonce à un partenariat public-privé
Le gouvernement du Québec a annoncé qu’il renonçait à la formule d’un partenariat public-privé pour la reconstruction du complexe Turcot.
Le ministère des Transports explique avoir décidé de recourir à un nouveau mode de réalisation suite à la mise à jour des données économiques du dossier d'affaires initial réalisé en octobre 2008.

Cette mise à jour «indique que les économies de plus de 100 millions de dollars initialement évaluées pour la réalisation des travaux en mode PPP ne sont plus réalistes», a fait savoir la ministre des Transports, Julie Boulet.

«Différents facteurs, tels que le contexte économique mondial, favorisent l'adoption d'un nouveau mode de réalisation pour la reconstruction du complexe Turcot. Le gouvernement du Québec entend utiliser un mode de réalisation qui tirera profit des meilleures pratiques en gestion de projets, en vue d'assurer un suivi rigoureux et un contrôle des coûts et de l'échéancier», a précisé la ministre.

L’abandon du mode PPP réjouira notamment le maire Gérald Tremblay et la chef de Vision Montréal, Louise Harel, qui avaient plaidé en ce sens lors la consultation sur ce projet de 1,5 milliard de dollars tenue en juin dernier par le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

«Ce projet doit être révisé en mode conventionnel et non en mode partenariat public-privé», lançait alors le maire, rappelant l’importance de l’enjeu. Disant craindre que le secteur privé ait comme priorité de réaliser le projet le plus simple possible au meilleur coût possible, alors que la reconstruction de Turcot dépasse à ses yeux les simples considérations économiques, M. Tremblay soutenait «qu’en PPP, on se met une camisole de force».

Les commentaires émis par le MTQ en appui à sa décision vont dans le sens de cette préoccupation. «Il importe de pouvoir compter sur une formule qui offre la souplesse nécessaire à la réalisation d'un projet complexe dans un milieu fortement urbanisé», a indiqué Julie Boulet. Le MTQ souligne la nécessité «d’une intégration harmonieuse du projet au milieu de vie existant, dans le respect des gens et de l'environnement».

Rappelons que le BAPE doit déposer son rapport à la ministre des Transports au plus tard le 11 septembre.

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