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Comme si on y était!

Beatles Story : une revue festive et bien documentée

Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 9 avril 2008 à 0:00
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Comme si on y était!
Beatles Story au théâtre Corona, un spectacle électrisant de très haut calibre.
Comme si on y était!
Beatles Story : une revue festive et bien documentée
Salle bondée et fans du célèbre quatuor britannique survoltés, la soirée de la première de Beatles Story au Théâtre Corona s’est avéré une des plus emballantes de l’année en cours.
Rodé au quart de tour, le spectacle était prêt et aucune ratée n’a eu à être déplorée. Il faut dire que le mise en scène de l'expérimentée Mouffe (l'Osstidcho, Fête nationale, Festival d'été de Québec, Elvis Story, Cérémonie des Jutras, Francofolies, etc.) est un gage de qualité et de succès en soi.

Chacune des six périodes de la vie des Beatles, du Cavern Club à l'époque de Let It Be, en passant par les années psychédéliques, sont illustrées dans le spectacle par des segments de trois ou quatre chansons, précédés par une présentation audio-visuelle constituée des films d’archives mettant en contexte et faisant revivre la magie de l’époque comme si on y était.

Parlant de magie, une trame sonore de groupies hurlantes vient ponctuer la représentation à plusieurs reprises durant la soirée, ajoutant au réalisme de l’expérience. Du coup, on se sent complètement dans l’ambiance et, avec un peu de disponibilité d'esprit pour jouer le jeu, on se croirait presque au Cavern Club ou encore au Cheastadium avec les 50 000 autres spectateurs, surtout lorsqu’Ed Sullivan en personne, grâce aux images d'archives, présente le groupe avec son légendaire: «Ladies and gentlemen’s : The Beatles!». Là on ne peut empêcher les frissons de recouvris son épiderme et d’éprouver la nostalgie d’une formidable époque révolue, que l’on l’ait vécue ou non.
Comme une tonne de brique!
Dans la salle, un public de tous les âges, enfants, ados, adultes et soixante-huitards bien sonnés, font la fête, les bras dans les airs, au gré des chansons. La majorité tape des mains et chante en cœur, ce qui n’enlève rien au charme du spectacle puisque la musique les enterre. Il faut dire que la qualité du son de cette production est exceptionnelle, tout est clair et net, comme sur les albums… grâce à la virtuosité des quatre musiciens et de leur ingénieur de son, puisqu’il s’agit vraiment d’une performance live.

Ce qui surprend le plus dans cette revue musicale, c’est la recherche documentaire et historique des quatre interprètes, qui ont du travailler longuement pour incarner ainsi leurs personnages. John Oriettas est vraiment Paul McCartney, il bouge et dodeline de la tête et des épaules exactement comme lui, même chose pour Jean-François Cyr et Ted Doyle qui personnifient respectivement Georges Harrison et Ringo Star, la gestuelle est assurément étudiée. Si la ressemblance physique entre John Lennon et Ricardo Branchini est moins frappante, c’est cependant lui qui s’illustre le plus par sa voix, identique en tout point à celle de l’auteur d’Imagine.

Les merveilleuses harmonies vocales, les mimiques et l’attitude sur la scène sont parfaitement reconstituées grâce à une recherche historique complète, qui permet de combler les fans les plus connaisseurs, tout en donnant au final un spectacle qui s’adresse à tous, tant la musique des Beatles demeure actuelle et entraînante. Le commentaire le plus élogieux est venu spontanément du voisin de table: «Moi j’aime mieux voir ça que le show Love à Las Vegas!», voilà qui en dit long.

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