Feel Good théâtre
Rires et émotions au Rideau Vert
On rit beaucoup plus que l'ont pleure durant les 100 minutes que dure Les Grandes occasions - une comédie romantique mettant en scène Gilbert Sicotte et Louise Marleau - et ce même si la pièce raconte, en une quinzaine de tableaux, l’histoire d’un divorce après 20 ans de mariage.
Grandes pointures de la scène culturelle québécoise, Louise Marleau et Gilbert Sicotte n’ont pas partagé la scène souvent, mis à part dans Les Beaux Dimanches de Marcel Dubé au Théâtre du Nouveau Monde en 1993. Ils se retrouvent dans Les Grandes Occasions.
Écrite dans les années 70 par Bernard Slade, auteur des séries télévisées Ma Sorcière Bien aimée et La sœur volante, traduite par Michel Tremblay, la pièce est une mise en scène de Frédéric Blanchette, auparavant nominé pour Cheech, <@Ri>Gestion de la ressource humaine et Appelez-moi Stéphane, des pièces ayant eu un grand retentissement ces dernières années.
Couper le cordon
Qu'est-ce qu’une occasion? Un coup de chance, comme lorsque l’on fait l’affaire du siècle, ou bien une circonstance, voire un imprévu, un accroc? C’est un peu tout ça à la fois et c'est ces grandes occasions qui entrecoupent les destinées de Michel et Louise, un couple divorcé, qui peine à couper le lien invisible qui les a unis pendant 20 ans.
Louise et Michel vont cheminer pendant une décennie post-divorce, période marquée de retrouvailles lors de mariages, d’enterrement, de graduation… et d’autres mariages. Tant d’occasions pour partager leurs joies, leur tristesse, appendre à s’aimer vraiment et à faire la paix avec le passé. Tout ce chemin pour trouver l’amour véritable: l’amitié. Mais resteront-ils seulement des amis?
Une comédie ayant pour thème la communication dans le couple ne peut se démoder. Mettant en scène des protagonistes à la cinquantaine bien entamée, elle pourrait ne s’adresser qu’aux baby-boomers, mais le fait est que l'espoir de l’amour qui dure est un sujet universel et la pièce se révèle très inspirante, telle une puissante leçon sur le pardon et l'amour inconditionnel.
Une pièce donc que l’on pourrait qualifier de feel good théâtre, tant les personnages sont drôles et attachants, tant on passe un bon moment, ponctué de tous les types de rires, de celui du ventre au gloussement intérieur. Du beau travail bien fait, du divertissement intelligent où l’émotion n’est jamais loin.
Les Grandes Occasions
Théâtre du Rideau Vert
Jusqu’au 1er mars