Agriculture et climat : la solution est dans l’assiette
Mardi dernier, Greenpeace publiait un rapport sur les impacts de l’agriculture sur les changements climatiques. Les données sont saisissantes : l’agriculture peut générer jusqu’à un tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde et constitue la deuxième activité humaine la plus polluante au monde, après le secteur énergétique.
Les deux sources principales des émissions de ce secteur au Québec sont l’utilisation d’engrais chimique et les élevages intensifs. Notre consommation de viande augmente année après année et l’élevage des animaux à la ferme connaît une croissance considérable.
Je vois d’ici tous les visages qui s’allongent en lisant cet article : dois-je devenir végétarien parce que Greenpeace le conseille dans un rapport ? Le problème n’est pas tant le fait de manger de la viande que le fait que nous en mangeons trop. J’ai déjà été un végétarien très strict, mais je ne le suis plus (pour toutes sortes de raisons). Cela étant dit, notre consommation familiale de viande est très modérée, quelques fois par mois et plus souvent qu’autrement il s’agit de viande qui provient du Québec.
Les aliments biologiques sont sans aucun doute l’une des meilleures solutions qui s’offrent à nous. Non seulement ils sont meilleurs pour notre santé, puisqu’ils ne contiennent aucun OGM, aucun pesticide, mais ils sont également bien meilleurs pour la santé des sols pour les mêmes raisons.
L’achat local est une autre solution qui comporte de nombreux avantages. Tout d’abord, la fraîcheur des aliments est optimale en raison de la proximité. Cette pratique encourage également le développement économique régional et diminue énormément les émissions liées au transport et à l’emballage des marchandises. Enfin, on peut combiner les deux et opter pour l’achat d’aliments biologiques et locaux.
Pour soutenir ces initiatives, des changements en profondeur doivent cependant être apportés dans les pratiques agricoles. Les gouvernements doivent agir rapidement et adopter des mesures pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Si ces mesures sont accompagnées de politiques publiques mettant l’emphase sur un régime alimentaire plus sain, nous disposerons de tous les ingrédients pour inverser la tendance et faire de l’agriculture un secteur qui contribue à la lutte aux changements climatiques.
Les Trudels de ce monde...
Sylvain GuillemetteArticle mis en ligne le 19 avril 2008
Et quand on demande aux "Trudel" de ce monde de cesser de chialer sans argumenter, ils disparaissent de la place. M Trudel, pourriez-vous, s'il vous plaît, prendre les études du GIEC, (plus de 2600), et les démentir? Nous sommes en droit de savoir la Ô vérité absolue que vous détenez, car si je vous, les scientifiques ayant fait consensus au GIEC, ne sont que des prêtres kyotistes?!? Belle manière de récompenser des chercheurs, pourquoi pas un coup de pied au cul avec ça?
Les statistiques sont là, le CO2 est en hausse, il dépasse les 300 ppm, les océans sont saturés, les forêts rasées pour le profit et l'expansion des terres dédiées au maïs génétiquement modifié, ensuite destiné à l'éthanol. Les courants marins vont mal, on parle d'un possible arrêt du GulfStream, des chaleurs suffocantes sont enregistrées, des records. Le pergélisol qui fond, celui-ci entraînant l'évaporation de centaines de milliards de tonnes de méthane (23 fois l'effet de serre du CO2), mais non. Il n'y a rien! rien à voir, circulez, et faites-le en 4x4 si possible, ou pourquoi pas en Hummer?