Emplois dans le Sud-ouest : Entente avec le RESO
Le RESO et Devimco se sont entendus pour maximiser les retombées positives du Projet Griffintown quant à la préservation des emplois existants et à la création de nouveaux.
«Nous avons fixé des objectifs très concrets pour que le maximum d’emplois disponibles dans ce nouveau développement soient occupés par des résidants du Sud-Ouest, plus particulièrement les personnes sans emploi. Il y aura des emplois dans les commerces, les restaurants, l’hôtellerie, les autres installations culturelles et touristiques, et les bureaux», explique Pierre Morissette, directeur général du RESO.
Le RESO a suivi de près l’évolution de ce projet depuis un an et demi, et son conseil d’administration a reconnu «les efforts remarquables du promoteur pour s’ajuster à diverses préoccupations qu’il lui avait communiquées, préoccupations en bonne partie partagées par la Ville de Montréal et divers intervenants concernés par le développement de la Ville».
Le RESO entend participer aux consultations publiques sur le projet et prendra une position finale dans les prochaines semaines après avoir pris connaissance de la dernière version approuvée par le comité exécutif de la Ville de Montréal.
Outre la création d’emplois et l’impact économique du projet, qui sont accueillis favorablement, les questions touchant la circulation automobile, le transport en commun, le logement communautaire et abordable, les espaces pour artistes et artisans et la mise en valeur de l’identité et de l’histoire du quartier seront examinés attentivement par le conseil d’administration du RESO.
En plus de l’appui de RESO, le promoteur du Village Griffintown (Devimco) a pour partenaire privilégié l’École de technologie supérieure (ETS), qui «prêtera» ses étudiants aux différentes phases de conception et de réalisation du méga chantier, en échange de la création d’une chaire d'études en développement durable. La chaire sera entièrement financée par le promoteur immobilier, à l’instar du Projet Griffitown lui-même, constitué à 100% de fonds privés, ce qui constitue une manne de taxes potentielle pour la Ville de Montréal.