Passe difficile pour les équipes de soccer du Lac Saint-Louis. Laval et Lanaudière ont mis un coup d'arrêt à leur progression. (Photo: Bruno Misson)
Le Lac Saint-Louis manque le podium de peu au tir à l'arc, le baseball jouera pour le bronze et mauvaise journée pour le soccer
Bilan de la troisième journée des Jeux du Québec
L'avant-dernière journée des sports inscrits au premier bloc des Jeux du Québec à Sept-Ïles n'a pas rapporté les résultats escomptés pour la région du Lac Saint-Louis, que ce soit au tir à l'arc, au baseball et surtout pas au soccer, dont les deux équipes ont été rétrogradées de division.
Concernant les archers, ils ont récolté une 9e place au classement des régions, soit le milieu du peloton, sans toutefois atteindre le podium dans les épreuves individuelles, que ce soit dans les parcours animalier et campagne ou à la ronde 900. Ralitsa Panichkova, de Montréal, a obtenu le meilleur résultat, une quatrième place au parcours animalier, catégorie benjamine olympique, à seulement quelques points d'une place sur le podium.
Au baseball, une défaite de 6 à 2 en demi-finale contre le Centre-du-Québec a anéanti tout espoir au club du Lac Saint-Louis de participer à la grande finale dans la division B. Toutefois, la troupe étoile jouera quand même pour la médaille de bronze face à Richelieu-Yamaska et aura comme mission de remporter une première médaille en 34 ans pour la région dans ce sport.
Soccer, de mal en pis
Au soccer, la situation s'est aggravée lorsque les équipes masculine et féminine du Lac Saint-Louis ont perdu, 1 à 0, leur match de classement, respectivement contre Laval et Lanaudière. Les garçons et les filles seront donc recalés en deuxième division pour les prochaines compétitions, alors que la région possède pourtant une tradition d'excellence au soccer. Leurs résultats aux Jeux du Québec de cette année représentent donc une rare exception.
La rétrogradation des garçons survient également dans des circonstances particulières. La controverse entourant la suspension injustifée d'un joueur, Shawn Steen, de Pierrefonds, pour le deuxième match, demeure entière, car la Fédération de soccer du Québec considère le dossier clos.
Rappelons que ce joueur a appris avant ce match qu’il ne pouvait pas jouer, parce que l’arbitre du premier match, qui avait expulsé James Huxman, de Baie-d’Urfé, s’est apparemment trompé de numéro du joueur fautif dans la feuille de match.
La fédération estime qu'elle a fait tout en son possible pour éclaircir la situation, et ce, insiste-t-elle, même si l'équipe d’entraîneurs a tardé avant de relever la situation. «On a confronté l'arbitre devant les joueurs et il a désigné le même joueur que sur la feuille de match. On doit se fier à sa parole», explique Max-Eden Joseph, directeur technique de la fédération. Il s'est toutefois dit déçu de l'entêtement de l'arbitre, car «il y a une forte possibilité d'erreur» et a qualifié l'incident de malheureux. Il a ajouté que «la fédération n'a jamais dit qu'elle ne reconnaissait pas l'erreur», sans toutefois le reconnaître officiellement. «Je ne m'engage pas à le reconnaître par écrit», a-t-il fermement fait savoir.
M. Joseph n'a pas précisé s'il rédigerait un rapport au comité d'arbitrage de la fédération concernant l'officiel en cause. Il a par ailleurs réitéré ce que la directrice-générale de la fédération, Brigitte Frot, avait indiqué la veille, soit qu'il n'y aurait aucune conséquence fâcheuse pour l'avenir du joueur injustement puni, ce que doute le chef de mission du Lac Saint-Louis, Jacques Chapdelaine.
Réparer le tort causé
Ce dernier estime que son joueur est «victime de la culture du soccer, dont la structure est plus forte que les individus qui la compose». Il demande donc que le tort qui lui a été causé injustement soit réparé. «Il attend qu'on lui dise officiellement qu'il y a eu erreur sur la personne, sinon il sera reconnu pour avoir manqué un match crucial», dit-il.
M. Chapdelaine déplore «l'absence de volonté de la fédération» dans ce dossier et espère que cette dernière tirera une leçon de cet imbroglio, afin d'éviter pareille situation à un autre jeune. «Même les officiels ont droit à l'erreur, mais la structure doit leur permettre de les réparer», conclut-il, avec l'espoir que la fédération fasse le ménage dans son fonctionnement.