Si la phase un du plan de développement du Canal a donné un nouveau souffle au Sud-Ouest montréalais, il reste encore beaucoup de travail à faire et le gouvernement fédéral doit y contribuer, selon le député fédéral de Jeanne-le-Ber, Thierry St-Cyr.
Le Canal Lachine : un projet inachevé
Plusieurs intervenants locaux réclament des fonds pour aménager les berges de ce lieu de tourisme urbain exceptionnel
Le Canal Lachine est au cœur de la redynamisation du Sud-Ouest de Montréal et plusieurs intervenants locaux demandent la mise en chantier de la phase deux de son développement, cinq ans après sa réouverture à la navigation.
Si la phase un du plan de développement du Canal a donné un nouveau souffle au Sud-Ouest montréalais, il reste encore beaucoup de travail à faire et le gouvernement fédéral doit y contribuer, selon le député fédéral de Jeanne-le-Ber, Thierry St-Cyr.
La phase deux de la restauration et de l’aménagement prévoit notamment de mettre en valeur le site du Canal de Lachine en l'animant, à l'aide de plus d’infrastructures, dont un kiosque d’accueil des touristes. Elle inclut aussi la restauration des 14 kilomètres de pistes cyclables qui longent ses berges.
«Le gouvernement canadien doit débloquer les fonds nécessaires pour la phase deux pour tirer le plein potentiel du Canal. L’activité économique générée par ces améliorations permettra au gouvernement d’optimiser les investissements qu’il a fait dans la phase un», illustre le député, membre du Bloc Québécois.
«J’ai mené, conjointement avec les autres intervenants du milieu, la lutte pour que le site du tri postal – aux abords du Canal- soit transféré à la Société immobilière du Canada, afin que son développement se fasse dans le meilleur intérêt de la communauté. À présent, l’exécution de la phase sera ma priorité», assure M. St-Cyr.
De son côté, Pierre Morissette, directeur général du RESO, abonde dans le même sens: «Force est de constater l'abandon du projet, tant au niveau fédéral que municipal», regrette-t-il.
«Tout le monde fait le même constat après cinq ans, soit que la réouverture est un succès, alors il faut repartir cette machine-là, continuer le travail», insiste M. Morissette.
«Il reste beaucoup de travail à accomplir, notamment l’excavation du bassin Peel et beaucoup d’autres choses pour tout remettre en état. En fait, tout reste à faire», illustre-t-il.
Parc Canada impuissant
Responsable du Canal, Parc Canada n’a toujours pas reçu les fonds nécessaires à la mise en branle de la phase deux du projet de revitalisation.
«Nous souhaitons obtenir le fonds, comme tout le reste des intervenants. Le budget demandé pour la phase deux a été déposé en même temps que celui de la phase un, en 1996 mais, depuis, plus rien, on a donc du se limiter à l'exécution de la phase un», explique Carole Loiselle, directrice du Lieu historique du Canal de Lachine depuis quelques semaines seulement.
«On continue d'espérer. On pensait peut-être que le projet de réfection de l’échangeur Turcot aurait un impact, mais cela ne s'est pas avéré», indique-t-elle.
Décontamination des sols
La conférence de presse du lancement des festivités <@Ai>Le canal de Lachine de l’eau à la bouche<@$p a véritablement été l’occasion pour les intervenants du Sud-Ouest montréalais d’énoncer leurs listes de doléances.
En plus de sa demande de financement de la phase deux de développent du Canal Lachine, le député de Jeanne-le-Ber a profité de l’occasion pour relancer le débat sur les sols contaminés.
«Le gouvernement fédéral doit absolument investir dans la décontamination des sols autour du Canal de Lachine et dans le Sud-Ouest. Cette problématique est récurrente et mine systématiquement les projets de développement dans le secteur», dénonce le député.
Selon M. St-Cyr, si le Canal de Lachine a contribué à l'essor du développement industriel et économique du Canada, il est normal que tous les Canadiens paient la facture et non pas seulement la population du Sud-Ouest.