Profession ? Sportif à temps plein !
Les récits d’exploits sportifs accomplis par de simples citoyens, par des gens qui peuvent habiter dans le voisinage, sont souvent racontés dans ces pages.
Une femme de 49 ans de LaSalle, qui parcourra 1000 kilomètres à vélo en cinq jours, afin de recueillir des fonds au profit de la Fondation
des pompiers pour les grands brûlés. Une grand-maman, résidente de l’Île-des-Sœurs, qui a relevé le défi de l’ascension du mont Kilimandjaro, une ballade de neuf jours en montagne avant d’atteindre le sommet de 19 000 pieds. Je suis souvent témoin d’histoires comme celles-ci, mais je ne suis jamais blasé par ces exemples de dépassement de soi et de courage.
Pour avoir pratiqué un sport de compétition pendant de nombreuses années, la natation, je pense toujours aux heures d’entraînement
requises pour aspirer à réaliser de tels exploits. Un entraînement long et rigoureux est absolument nécessaire avant d’entreprendre une épreuve comme l’escalade du Kilimandjaro. Il faut beaucoup de discipline, une bonne dose de persévérance
et une volonté de fer pour respecter son
programme d’entraînement à la lettre.
Je pense ensuite à la douleur physique que ces athlètes ressentiront à un moment donné au cours de leur épreuve. À ce niveau, on ne parle pas de sport récréatif. On ne peut pas s’arrêter de jouer au moindre bobo! Il faut bien tolérer la douleur physique certains jours et composer avec elle.
Je n’y peux rien : tous les aspects moins intéressants du sport d’endurance me passent par la tête : l’entraînement long et routinier, se lever tôt le matin, devoir endurer la douleur… En même temps, je sais que les grands athlètes vivent des moments de bonheur uniques. Quoi de plus gratifiant que d’avoir l’impression de flotter lorsqu’on se sent particulièrement bien au cours d’une séance d’entraînement. Et que dire du sentiment de fierté ressenti, lorsqu’on vient d’accomplir l’objectif qu’on s’était donné au départ.
Je me suis longtemps entraîné comme un fou à la natation et croyez-moi, je ne le ferais plus! Aujourd’hui, une partie de golf avec des amis, une ballade d’une heure à vélo ou un voyage de pêche conviennent amplement à mon rythme de vie.
Une de mes collègues de travail, par contre, est une athlète d’élite en bateau-dragon. J’ai beaucoup d’admiration pour elle. Elle s’entraîne plusieurs fois par semaine et participe à des compétitions internationales avec l’Équipe féminine de bateau dragon de Montréal. Je lui lève mon chapeau, ainsi qu’à tous les athlètes qui, comme elle,
s’entraînent tous les jours de la semaine et
souvent deux fois lors de la même journée.
Cette collègue et les membres de son équipe organisent une levée de fonds le 17 juin, pour financer un voyage en Malaisie l’an prochain, alors qu’elles prendront part au championnat du monde de bateau-dragon. L’activité bénéfice consiste en une course de 22 kilomètres, qui doit être complétée par quatre coureurs. Une personne doit parcourir 10 kilomètres, deux autres doivent courir 5 kilomètres et le quatrième mousquetaire, 2 kilomètres. Bien entendu… je me suis engagé à courir 5 kilomètres!