L’artiste Nathalie Morin Rousseau et ses toiles vives. (Photo : Martin A. Chamberland)
Art féminin
Trois artistes se partagent l’affiche de la nouvelle exposition de la Caisse populaire de l’Île-des-Sœurs. Ivy Howard, une jeune peintre émergente, Nathalie Morin Rousseau, dont la carrière est de plus en plus établie, ainsi que la sculpteure de renommée internationale, Lyse Hébert.
Disons le d’emblée, car ce n’est pas toujours le cas, l’exposition vaut vraiment le détour. D’ailleurs, les toiles et les sculptures sont en vente pour ceux et celles qui, tout comme l’auteure de ces lignes, auraient le coup de foudre pour l’une ou l’autre des œuvres.
D'abord, le travail non figuratif de Nathalie Morin Rousseau est vivement coloré dans les teintes de rouges, jaunes et vermeil. Son style en mouvement suscite une agréable sensation d’énergie. Ses toiles les plus vives nous rappellent les «lions» d’Hurtubise, alors que son trait en mouvement et sa palette de couleurs s’apparentent aussi au surréaliste Pellan.
Ivy Howard, jeune résidante de l’Île-des-Sœurs, propose pour sa part deux univers distincts, celui des fleurs et celui de l'eau. Ses toiles d’océans, de petits bateaux de pêche sont sublimes de naïveté. Même chose pour ses fleurs, tiges inquiètes qui s’étirent sous le soleil.
Enfin, l’'art presque indigène de Lyse Hébert est toujours aussi percutant avec ses thèmes de vie et de mort, de squelettes humains en passant par la femme objet de désir et la mère qui nourrit au sein son enfant. L’utilisation des métaux, notamment du bronze, confère quelque chose de sacré à ses œuvres.
Jusqu’au 18 mai