QUEBEC - Les policiers de Québec, qui sont sans contrat de travail depuis deux ans, ont refusé vendredi les offres de leur employeur, la Ville de Québec.
Lors d'un vote secret, les policiers ont rejeté les dernières propositions présentées par l'administration du maire Régis Labeaume, dans une proportion de 99,7 pour cent.
Les négociations ont trait aux conditions de travail, au fonds de pension, au régime-maladie, de même qu'à des clauses salariales.
La Fraternité des policiers entend prendre des moyens au cours des prochaines semaines pour faire pression sur l'employeur. Elle assure cependant que ces moyens ne mettront pas en danger les gens de Québec.
Un arbitre a fixé la prochaine date d'audition des parties au 27 novembre, quelques jours avant la fin de l'ultimatum lancé par le maire de Québec.
En effet, le 10 novembre dernier, M. Labeaume a averti la Fraternité des policiers que si elle ne signait pas avant le 1er décembre, il retirerait sa proposition de majorer les salaires de 2 pour cent par année, ce qui correspondrait à un gel des salaires pour les trois prochaines années.
Cet ultimatum concerne aussi les autres employés de la ville, les cols blancs, les cols bleus, de même que les pompiers, également sans contrat de travail depuis 2006.
Selon le président de la Fraternité des policiers, Jean Beaudoin, il s'agit d'une situation historique puisque jamais auparavant tous les syndicats n'avaient été amenés à faire ainsi front commun devant la ville. Les négociations touchent actuellement 5000 employés dont 800 policiers.
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