Il couvrira les Jeux de Vancouver pour les hebdomadaires de Transcontinental
Rédacteur en chef de L’Express d’Ottawa, de La Nouvelle de Prescott-Russell et du Orléans Star, Stéphane Jobin n’est peut-être pas un athlète de renommée internationale, mais il souhaite prendre part aux Jeux olympiques depuis son enfance. Dans quelques jours, il vivra ce rêve.
Celui-ci a été choisi parmi plusieurs candidats des journaux Transcontinental du Québec et de l’Ontario pour représenter le groupe de presse et suivre les athlètes de l’ensemble des régions couvertes par ses hebdomadaires durant les 17 jours de l’événement.
Fervent amateur de sport et pratiquant le soccer depuis l’âge de cinq ans, il suit les Jeux et les sports en général depuis toujours. Il se rappelle même des Jeux de Calgary de 1988, alors qu’il n’était qu’un gamin. «J’avais 7 ans et je me souviens encore des images. Je trouvais ça gros, je trouvais ça ‘wow’. Les Jeux olympiques, tout le monde suit ça à un moment ou un autre. Je pense que c’est l’ampleur de l’événement plus que l’événement en lui-même (qui m’attire).»
Originaire de la Vieille Capitale, celui-ci a toujours eu un attachement particulier pour les Jeux, qui l’ont d’ailleurs orienté vers le métier de journaliste. «Quand Québec était dans la course pour obtenir les Jeux de 2002, je suivais vraiment ça. C’est un peu lorsque Québec a posé sa candidature que je me suis dit qu’un jour, j’allais être là et que j’allais écrire là-dessus. Je me souviens quand ils ont annoncé que Salt Lake City allait accueillir les Jeux de 2002. Quelques jours plus tard, on apprenait qu’on perdait les Nordiques. Donc pour un jeune amateur de sport qui voulait se diriger vers le journalisme sportif, disons que ça a fait mal», se rappelle-t-il en rigolant.
Lorsque l’opportunité s’est présentée d’aller couvrir les Jeux dans son pays, il a sauté sur l’occasion. «Quand on a appris que c’est Vancouver qui allait avoir les Jeux en 2010, j’étais à la fin de mon bac et je me suis dit : ‘wow, ça serait toute une expérience d’aller vivre ça dans mon pays’. Je ne m’étais pas vraiment donné le but d’être là parce que c’était encore tôt dans ma carrière et certains journalistes qui ont 30 ans d’expérience n’ont jamais l’occasion de couvrir les Jeux. Je réalise la chance que j’ai», ajoute-t-il.
Bien qu’il soit très occupé au cours de ces trois semaines, il espère pouvoir assister à un match de hockey d’Équipe Canada. Il devra aussi résister à l’envie de dévaler les pentes à Whistler, mais qu’importe, il a très hâte de débarquer de l’avion et de s’imprégner de l’atmosphère olympique. «Je sais que ça va être immense, que je vais rencontrer plein de gens. Ce sera très impressionnant d’entrer dans le vestiaire d’Équipe Canada (de hockey). À la cérémonie d’ouverture, c’est sûr que je vais avoir l’air d’un enfant!», avoue-t-il.
Stéphane se prépare depuis l’automne à couvrir les Jeux. Il sera affecté à tous les événements qui touchent les athlètes des régions desservies par les journaux de Transcontinental, mais il écrira également au sujet des bénévoles, des arbitres et des artistes qui s’y rendront.
«Au-delà des résultats, il va aussi y avoir l’ambiance autour des Jeux. Sur le site Web, qui sera accessible par le biais des tous les sites des hebdos, il y aura notamment une section nouvelles, résultats et aussi un carnet olympique avec des récits de mes expériences sur le plan personnel», indique-t-il.
Le site sera également alimenté de nouvelles provenant de la plume des journalistes de Franco Médias, un projet de l’Association de la presse francophone (APF) qui envoie 24 jeunes scribes à Vancouver pour qu’ils puissent vivre l’expérience des Jeux.
Après avoir réalisé l’un de ses plus grands rêves, que lui restera-t-il? «La Coupe du monde de soccer et d’autres Jeux olympiques!», conclut-il.




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