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Les développeurs présentent leur vision préliminaire d’aménagement des anciens terrains du CN

par André Desroches
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Article mis en ligne le 26 janvier 2009 à 15:33
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Les développeurs présentent leur vision préliminaire d’aménagement des anciens terrains du CN
Les citoyens ont pu en apprendre davantage sur le projet de mise en valeur des anciens terrains du CN lors de l’assemblée d’information tenue par l'Office de consultation publique de Montréal.
Les développeurs présentent leur vision préliminaire d’aménagement des anciens terrains du CN
L’Agence métropolitaine de transport entend construire un centre d’entretien pour son matériel roulant. Samcon prévoit ériger près d’un millier d’unités d’habitation dont 25% seraient des logements sociaux et communautaires. Le groupe Mach veut favoriser le développement d’activités commerciales et industrielles dans les anciens ateliers du CN. La population a pu en apprendre davantage sur les trois volets du projet de mise en valeur des anciens terrains du CN, dans Pointe-Saint-Charles, lors d’une assemblée d’information tenue le 25 janvier par l'Office de consultation publique de Montréal.
Plusieurs dizaines de citoyens ont pris connaissance des visions préliminaires d’aménagement proposées par les développeurs.

Ainsi, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) veut se doter d’un centre d’entretien pour ses trains, a expliqué Denis Houle, directeur de projets à l’AMT. Le centre, qui emploierait une centaine de personnes, serait en opération en 2012. On parle d’un projet évalué à 168 millions de dollars. En ce qui concerne le recrutement du personnel, M. Houle a mentionné que l’AMT explorait de concert avec le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RÉSO) la possibilité de recruter de la main-d’œuvre locale.

Le promoteur résidentiel Samcon envisage pour sa part la construction de 975 unités d’habitation dont 245 logements sociaux et communautaires, a indiqué le représentant du développeur, Michel Dufresne. Il s’agirait de duplex, de triplex et d’immeubles multifamiliaux de six à huit étages. Les espaces verts compteraient pour 10% de la superficie des terrains. À cela s’ajouterait au sud du secteur l’aménagement d’un long talus surmonté d’une piste cyclable. Les plans prévoient également des commerces. «Pas question de grandes surfaces commerciales, a souligné M. Dufresne. On propose des commerces de proximité.»

Pierre-Jacques Lefaivre, vice-président développement du groupe Mach, a de son côté expliqué que l’entreprise, propriétaire de tous les terrains, vise à réhabiliter les bâtiments pour des usages commerciaux et industriels. «On cherche à les utiliser au maximum pour des activités ferroviaires», a-t-il précisé. «Le retour à la vocation ferroviaire est une bonne nouvelle», s’est réjoui le directeur général du RÉSO, Pierre Morrissette.

M. Lefaivre a insisté sur le développement résidentiel qui serait «mixte et abordable». «Il n’y aurait pas seulement du loft à une chambre à coucher, mais du trois chambres à coucher et plus», a-t-il dit. On ne vise pas le haut de gamme. «On frôle le 100% abordable», a-t-il signalé.

Pour la directrice générale de Bâtir son quartier, Édith Cyr, il s’agit-là de gains importants. «Il y a à Montréal un déficit de logements pour les familles», a-t-elle rappelé.

«Il faut s’assurer que le financement sera là pour le développement des logements sociaux et communautaires», et qu’ils seront réalisés lors de la première phase du projet, a plaidé Amélie Richard, organisatrice communautaire au Regroupement information logement.

La Table de concertation Action-Gardien de Pointe-Saint-Charles, qui regroupe une vingtaine d’organismes, a de nouveau réclamé 40% de logements sociaux, la proportion actuelle de logements abordables dans le quartier, a signalé Lise Ferland, directrice des Services juridiques de Pointe-Saint-Charles et membre du comité aménagement Action-Gardien.

«40 % de logements sociaux ne rendraient pas le projet viable», a dit Michel Dufresne, rappelant que la politique de la Ville de Montréal prévoit l’inclusion de 15 % de logements sociaux dans un projet. «On considère que 25% est une bonne contribution du promoteur.»

Alors que plusieurs citoyens ont réclamé une amélioration de la desserte du transport en commun, il a aussi été question des accès routiers au futur développement. Édith Cyr a martelé l’importance de désenclaver le site «par le sud, dans les plus brefs délais».

Les développeurs prévoient une entrée par la rue Marc-Cantin. Une entente a été conclue avec le CN à cet effet. «Ça pourrait être opérationnel dans 16 ou 18 mois», a indiqué Pierre-Jacques Lefaivre.

Pour ce qui est de l’accès par l’ouest, la proposition de Mach a été accueillie froidement. De manière à permettre le passage des poids lourds par la rue de Sébastopol, on prévoit le déplacement du parc de la Congrégation situé à l’angle des rues Wellington et de Sébastopol. La géométrie actuelle limite les camions dans leurs mouvements, a expliqué M. Lefaivre. C’est le compromis pour «sortir les camions de toutes les rues résidentielles», a-t-il dit. Le parc actuel a une superficie de 800 mètres carrés. Le terrain offert en échange pour sa relocalisation serait de 1500 mètres carrés. Des résidants ont signifié leur opposition à ce scénario. «Il ne faut pas toucher au parc de la Congrégation», a lancé une citoyenne.

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