Personnalisez votre journal

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)

Madeleine Poulin : femme du monde



Madeleine Poulin : femme du monde

Madeleine Poulin : femme du monde

Marilyse Hamelin
Publié le 13 Février 2008
Publié le 14 Avril 2010
Marilyse Hamelin RSS Feed

Une grande dame de l’information s’implique dans le Sud-Ouest

La citoyenne Madeleine Poulin, si elle hésite encore à afficher publiquement ses opinions, jouit pourtant d’une liberté gagnée depuis son départ de Radio-Canada en 1997. Femme d’idée et de conviction, on l'a vu récemment animer les discussions lors de la tournée de la commission Bouchard-Taylor, mais son engagement se concentrera désormais sur le Sud-Ouest, où elle réside.

Sujets :
Radio-Canada , RESO , Regroupement , Oxford , Montréal

Madeleine Poulin a fait carrière à la télévision de Radio-Canada de la fin des années soixante à l’aube du millénaire, où elle a été correspondante parlementaire, correspondante à l’étranger et chef d'antenne d’émission d’affaires publiques. «Je n’ai jamais complété mon doctorat en Lettres à Oxford. Je suis revenue à Montréal pour devenir rédactrice à la salle de nouvelles à la télévision de Radio-Canada. Entre une thèse confidentielle et un auditoire qui, à l’époque, pouvait atteindre un million d’auditeurs pour une émission d’information, le choix était clair», assure-t-elle. À la fois lauréate du prix Judith-Jasmin en 1986 et d’un prix Gémeau en 1987, la résidante du Sud-Ouest s’implique depuis plusieurs années au sein du Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO), dont elle est membre du conseil d'administration depuis l'automne. Elle y agit en tant que représentante culturelle chargée de soutenir la préservation du patrimoine et de promouvoir l'effervescence artistique du secteur.

Passion internationale

De tous les souvenirs tirés de sa carrière à Radio-Canada, ceux que Madeleine Poulin savoure le plus concernent ses reportages à l’étranger: «J'ai toujours aimé voyager, apprendre et comprendre des réalités différentes pour ensuite les transmettre aux téléspectateurs. Je n’ai jamais cherché le scoop, le sensationnel, je voulais aller en profondeur des choses», raconte-t-elle.

«Ce genre de journalisme est souvent jugé moins prestigieux dans les salles de rédaction, mais moi c'est ce qui me passionnait. Je ne sais pas si c’est lié au sexe, mais je remarque que les femmes ont souvent un côté pédagogue alors que les journalistes qui courent après les nouvelles chocs sont souvent des hommes», observe-t-elle.

Même si elle a interviewé de grands personnages comme Mère Teresa, Nelson Mandela ou, plus localement, Pierre Elliot Trudeau et René Lévesque, ce sont les héros anonymes qui ont le plus marqué la grande reporter: «Je me souviens de cette chirurgienne qui venait de recoudre le bras à un enfant après un accident et qui m'expliquait calmement comment elle avait procédé. Cette entrevue m'a beaucoup impressionnée», raconte-t-elle. «Les personnalités célèbres jouent presque toujours un personnage et vous récitent leur casette, c’était même le cas pour Mère Teresa, qui était tellement contre l'avortement qu’elle n'était même pas sensible à la cause d’une jeune fille violée qui souhaitait interrompre sa grossesse. Ça m'avait beaucoup étonnée et déçue», se souvient Madeleine Poulin.

Une grande rigueur

Madeleine Poulin n'apprécie pas le mélange des genres qui a de plus en plus cours dans les médias: «Lors de la commission Bouchard-Taylor, des journalistes qui s’étaient prononcés contre la commission dans des chroniques étaient ensuite appelés à couvrir les audiences. Ça nous a frappés et choqués», indique-t-elle.

Incapable de regarder les nouvelles à la télé en raison d’une déformation professionnelle puissante, qui lui fait voir tout ce qui cloche, elle préfère écouter la radio et lire les journaux, avec les effets bizarres que cela peut avoir: «Par exemple, lorsqu’André Boisclair a été élu à la tête du PQ, les premiers temps, je n'aurais pas pu le reconnaitre dans la rue. Bien sûr que j’avais vu les photos dans les journaux, mais ce n’est pas toujours ressemblant».

Animatrice de débats, de tables rondes et de conférences, Madeleine Poulin a su tisser des liens importants dans la communauté du Sud-Ouest, son implication au sein du RESO en constitue le meilleur exemple.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

La Voix Pop n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Écrire les caractères ci-dessus dans ce champs

Publicité

Merkado.ca

  • Certificat cadeau de 50$ chez Delibee
    Certificat cadeau de 50$ chez Delibee
  • 12 admissions generales pour Les Cinemas Guzzo
    12 admissions generales pour Les Cinemas Guzzo
Voir toutes nos enchères en cours

Derniers avis de décès

    Voir tous les avis de décès dans La Voix Pop

    Trouvez un avis de décès

    Trouvez un avis de décès

    iciMonBoulot.ca

    iciMaMaison.ca - l'outil de geo-position en immobilier

    Journal ePaper logo smart

    Publicité