Qu’il s’agisse d’opter pour un retour aux études ou de se tailler une place sur le marché de l’emploi, depuis bientôt une dizaine d’années, Pro-Vert Sud-Ouest aide de jeunes adultes à modeler leur avenir grâce à son programme Action Embellissement – canal de Lachine. On a dernièrement remis un certificat de reconnaissance à huit nouveaux finissants.
Le programme, qui accueille deux groupes par année, vise deux objectifs, rappelle le coordonnateur de Pro-Vert Sud-Ouest, Philippe Robillard: réaliser des projets d’embellissement dans le Sud-Ouest et favoriser l'intégration au marché du travail ou le retour à l'école de personnes âgées de 16 à 30 ans.
Le parcours est de vingt semaines. D’octobre à mars, les participants ont partagé leur temps entre le travail et le développement personnel. Ils ont eu l’opportunité de développer des aptitudes professionnelles et de s’initier aux techniques de recherche d’emploi.
Horticulture et activités intergénérationnelles
Apprivoisant des techniques d’horticulture, les participants ont complété l’aménagement paysager de la cour de l’école Option II et travaillé dans les serres de l’Université Concordia.
Leur tâche les a par ailleurs amenés à prendre part à des activités intergénérationnelles tant auprès d’enfants que d’aînés, signale Philippe Robillard. C’est ainsi qu’ils ont animé des ateliers de décorations de couronnes de Noël dans les écoles primaires Ludger Duvernay et Annexe Charlevoix auxquels ont pris part 325 élèves. Les jeunes en formation ont également procédé à la distribution gratuite de plus de 300 plantes d'intérieur dans quatre résidences pour personnes âgées du Sud-Ouest. Ils ont visité les Habitations Carillon, la Résidence Angers, la Maison Jean-Brillant et la résidence Yvon Brunet.
«Ce projet m’a ouvert des portes et m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances», a commenté Terry, 21 ans. «Je suis maintenant plus consciente de mes limites, a pour sa part confié Marie, 19 ans. J’ai appris beaucoup grâce aux autres». Pour Julie, 18 ans, l’expériente s’est avérée déterminante quant à son choix de carrière. «Je ne savais pas ce que je voulais faire comme métier. Le travail sur moi-même m’a permis de m’orienter vers le métier de préposée aux bénéficiaires», a-t-elle indiqué.
Sur les huit participants, deux ont décidé de retourner sur les bancs d’école afin de compléter leurs études secondaires. Les six autres sont à la recherche d’un emploi.




