Affecté par les choix budgétaires de l’arrondissement du Sud-Ouest, le Fort Angrignon craint pour sa survie. L’organisme sans but lucratif, qui devra bientôt payer un loyer pour maintenir ses activités, demande à la Ville de lui accorder, à tout le moins, un sursis de six mois. Il a lancé sur Facebook une pétition afin de recueillir l’appui de la communauté.
Pour boucler son budget 2012, l’arrondissement du Sud-Ouest remettra, le 31 décembre, les clés d’installations appartenant à la ville centre et dont il doit assumer les coûts de location et d’entretien, incluant celles des quartiers d’hiver du parc Angrignon, où loge l’organisme. Cette décision fait en sorte qu’il devra payer un loyer à la ville centre à compter du 1er janvier. La direction soutient qu’une telle augmentation de ses coûts l’obligera à fermer ses portes après plus de 16 ans d'activités.
«Afin de pouvoir se réorganiser, il serait nécessaire de pouvoir occuper les locaux gratuitement ou à prix réduit jusqu'en juin 2012», plaide la direction de cet organisme qui a pour mission de divertir enfants et adultes, d’offrir des activités à caractère pédagogiques et d’encourager les gens à participer à des activités de plein air dans le parc Angrignon.
L’organisme écarte l’idée d’augmenter ses prix d'entrée pour réussir à payer la facture. «Puisque l'entreprise veut demeurer un lieu accessible pour toutes les classes de la population, la solution d'augmenter les prix de façon considérable, afin de payer le nouveau loyer, ne sera pas une option», a fait savoir la direction.
Le 3 octobre dernier, lors de la séance du conseil au cours de laquelle les prévisions budgétaires ont été adoptées, le maire Benoit Dorais a expliqué que l’arrondissement n’avait plus les moyens d’utiliser ses ressources financières pour appuyer un équipement à vocation régionale qui accueille en majorité des visiteurs venant de l’extérieur.
«Le Fort Angrignon est l’une des rares attractions touristiques qui permet aux gens de découvrir le Sud-Ouest», a soutenu son coordonnateur, Alexis Camirand. Sa présence apporte de l’eau au moulin de l’économie locale, a-t-il dit. «Les gens qui viennent de l’extérieur achètent dans l’arrondissement.»
Alexis Camirand, qui a évoqué la perte de 30 emplois, n’a pas demandé à l’arrondissement de revenir sur sa décision, mais à tout le moins d’aider l’organisme à payer son loyer jusqu’en juin prochain. «On ne peut pas sortir d’argent. Nous ne l’avons pas du tout», lui a répondu M. Dorais.




