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Les architectes en panne d’imagination?

Pierre Lussier
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Article mis en ligne le 3 novembre 2006 à 16:34
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Les architectes en panne d’imagination?
Les architectes sont des professionnels et l’architecture est un art, hélas malmené par les

contraintes économiques, les courants idéologiques et les modes. Le contexte économique ne permet pas toujours de réaliser ce qu’on voudrait faire, les pouvoirs publics

contraignent à certains choix, encore plus dans des régimes autoritaires, qu’on pense à l’architecture stalinienne en URSS il n’y a pas si longtemps.

Entre l’imitation telle qu’on peut la voir dans les parcs thématiques comme Walt Disney World et la fermette bonbon de Marie-Antoinette dans le parc du Château de Versailles, de nos jours on a droit à une architecture édulcorée de maisons de poupées gigantesques, du neuf imitant le vieux. Tous ces nouveaux développements où surgissent d’immenses maisons alors que les familles sont de plus en plus petites: de Saraguay à L’Île-des-Soeurs en passant par Laval ou Brossard c’est pareil. On nous propose "des victoriennes" selon l'expression consacrée par certains agents d'immeuble qui nous font miroiter l'apparence ancienne assortie d'un confort moderne.

Un architecte avec qui je discutais de ces

questions il y a quelques années, Dan S. Hangenu, celui-là même qui a conçu le Musée de la Pointe-à-Callières dans le Vieux-Montréal, le projet Sax

à L’Île-des-Soeurs et qui a restauré une église

devenue salle de spectacle à Lévis, appelée

maintenant L’Anglicane de Lévis, me disait qu’il était conscient de la banalité d’une certaine

architecture.

Ne me parlez pas du post-modernisme, cette peste qu’on retrouve un peu partout dans des immeubles à bureaux et des sièges sociaux; une architecture de façade qui a du mal à convaincre avec de fausses colonnes et des frontons doriques en béton précontraint, quelle calamité. Que dire des multiplex qui ressemblent à des boîtes à beurre. Les années 60’ nous y avaient habitués mais ils sont encore très présents dans les

constructions récentes; qu’on pense à certains projets domicilaires le long du Canal de Lachine.

On est loin de l’intégration de la nature à l’architecture comme Frank Lloyd-Wright a su si bien

le faire dans ses villas de l’Ouest américain, de

l’originalité de Le Corbusier qui jouait avec la géométrie et qui privilégiait les surfaces blanches mais aussi les couleurs franches comme seul le peintre Mondrian savait les rendre. Regardez ce que les architectes scandinaves font avec le bois pour la chaleur qu’inspire ce matériau et le verre, pour capter le soleil si timide en ces contrées nordiques.

Pour les grands ensembles Safdie a montré aux Montréalais une voie intéressante avec Habitat 67. Espérons que les architectes du Groupe Prével dont la réputation est très bonne, sauront nous éblouir avec leur projet sur le site de l’Imperial Tobacco.

C’est vrai que nos chers urbanistes appliquent des règles municipales et imposent des contraintes qui hélas tarissent l’inspiration des plus brillants architectes. On ne peut utiliser le bois comme revêtement extérieur à Montréal, c’est dangereux pour le feu, la fenestration doit être conforme à des normes précises ce qui laisse peu de place à l’originalité, la corniche et le larmier ne peuvent excéder d’un centimètre les règles et sur le choix des couleurs, on est aussi très tatillon.

Magré tout il y a de l’espoir avec la restauration de vieux immeubles recyclés et les efforts d’harmonisation du neuf et de l’ancien dans la trame urbaine aussi bien à Verdun qu’à Lachine et dans le Sud-Ouest. Il est cependant regrettable que des Montréalais, maîtres à penser de l’architecture comme Jean-Claude Marsan et Plyllis Lambert ne se lèvent pas plus souvent pour critiquer les

projets citrons avant qu’ils ne deviennent des Prix Citrons.

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