Des blasphèmes et du «sacrage» à la Maison Saint-Gabriel
Francine J. Colangelo
La Maison St-Gabriel, cette Maison historique et centre activement culturel de Pointe-Saint-Charles orchestre une symphonie d'activités toutes plus intéressantes les unes que les autres. Cet automne, elle nous propose d'examiner le phénomène du sacre dans le cadre d'une série de conférences.
Sacrer est grave. Blasphémer est péché mortel. Blasphémer, c'est dire maudit en avant des sacres. La morale divise les niveaux de gravité du « sacrage ». La notion de péché dépend du sacreur. Elle n'est ni claire, ni précise. Comment distinguer ? Jetons un coup d'œil à l'histoire du phénomène.
Le mardi 10 octobre prochain à 19 heures 30, l'historien André Lachance traitera du sujet dans une conférence intituée « Blasphèmes, insultes et justice ». L'historien français Jean Delumeau qualifie de « civilisation du blasphème », l'Occident chrétien des XVIe et XVIIe siècles. La Nouvelle-France qui a connu au XVIIe siècle une période qualifiée d'épopée mystique, a-t-elle suivi la France à l'époque? A-t-on pratiqué ici le blasphème ? Si oui, comment, dans quelles circonstances et avec quelle intensité a-t-on prononcé des paroles impies, injurieuses envers Dieu, sa mère, les saints et les saintes aux XVIIe et XVIIIe siècles ? À partir d'exemples puisés dans les archives judiciaires, l'écrivain André Lachance répondra à ces interrogations et verra de quelle façon la justice a traité ces affaires de lèse-majesté divine.
La conférence aura lieu de 19 h 30 à 21 h 30 au salon Marguerite-Bourgeoys du restaurant Magnan situé au 2602, rue Saint-Patrick, angle des rues Charlevoix et Saint-Patrick. Le droit d'entrée général est fixé à 12 $ et à 8 $ pour les Amis de la Maison Saint-Gabriel. Toutefois comme le nombre de places est limité, il vous faut absolument réserver en téléphonant au (514) 935-8136.