Mudi Wa Mbuji Kabeya, candidat de Projet Montréal à la mairie d’arrondissement.
Projet Montréal mise sur son éthique
Avec les scandales qui éclaboussent les partis Union Montréal et Vision Montréal, les candidats de l’équipe du Sud-Ouest de Projet Montréal insistent ces jours-ci sur un message lors de leur porte-à-porte: «Projet Montréal est un parti propre».
Dans un communiqué, les candidats disent travailler «d’arrache-pied pour convaincre les électeurs du fait que Projet Montréal s'est doté de mesures sévères pour éviter tout financement illégal et toute forme de dette envers des groupes d’intérêts».
«Je suis inquiet d’entendre les gens me dire "Pourquoi voter? Tous les partis sont corrompus". Je suis profondément intègre et c’est pourquoi j’ai choisi le parti dont le juge Gomery préside la campagne de financement», indique le candidat du parti à la mairie d’arrondissement, Mudi Wa Mbuji Kabeya.
Candidate au poste de conseillère de ville dans le district de Saint-Paul–Émard, Marie-Pascale Deegan estime que «c’est la présence dérangeante de Richard Bergeron et de Projet Montréal au conseil de ville et dans la campagne qui a largement contribuée à faire éclater les scandales entourant le financement illégal des partis municipaux et la collusion dans l’octroi des contrats.»
Steeve Lemay, candidat au poste de conseiller de ville dans le district de Saint-Henri–La Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles, ajoute que «c’est Projet Montréal qui, le premier, a fait de la collusion et de la corruption un enjeu électoral en se dotant de règles sévères et de mesures visant la transparence pour éviter toute fraude ou dette liée aux levées de fonds». M. Lemay souligne que «c’est même Richard Bergeron qui a d’abord dénoncé les irrégularités à l’hôtel de ville à la police».
«Projet Montréal s’est assuré de ne pas avoir les mains liées une fois au pouvoir. L’action doit commencer avant l’élection et nous l’avons fait», affirme Mudi Wa Mbuji Kabeya, mentionnant que «le Sud-Ouest a connu sa part de scandales ces dernières années». Dans le communiqué de presse, le candidat fait référence au père de la candidate indépendante à la mairie et présidente du Comité consultatif d’urbanisme de l’arrondissement, Line Hamel. Comme on sait, Michel Hamel fait présentement face à des accusations de fraude et de trafic d'influence suite à une plainte portée par un propriétaire immobilier.