Diane De Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal, Alhia Mathura, étudiante à l'école Saint-Henri et participante aux activités des Scientifines, et Jacqueline Montpetit, mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest, ont pris part au lancement du plan d’action d’École vers ton avenir pour la persévérance scolaire.
Un plan d’action pour encourager la persévérance scolaire
Les partenaires réunis au sein du Comité d’action en persévérance scolaire du Sud-Ouest de Montréal (CAPSSOM) ont procédé le 3 juin au lancement du plan d’action d’École vers ton avenir pour la persévérance scolaire dans le Sud-Ouest. Ils ont dévoilé les orientations, les objectifs et les moyens d’actions qui seront mis en œuvre durant l’année 2009-2010.
La première de ces orientations: favoriser le maillage et la collaboration entre les acteurs qui ont un impact sur la persévérance scolaire. Les choses sont bien amorcées de ce côté avec la mise en place du CAPSSOM, un comité qui regroupe une quinzaine de partenaires sociaux, communautaires et institutionnels responsables du suivi du plan d’action.
Christine Guay, directrice du Carrefour jeunesse-emploi du Sud-Ouest de Montréal, un des organismes membres du CAPSSOM, a rappelé lors du lancement les mots de Camil Bouchard, auteur du rapport Un Québec fou de ses enfants, en ce qui concerne la persévérance scolaire. Dans son document, M. Bouchard parle de deux ingrédients essentiels. Premièrement, la persévérance c’est l’affaire de tous, soutient-il. Deuxièmement, il faut créer un sentiment d’urgence. Pour ce qui est de mobiliser la communauté autour la réussite des jeunes, l’événement organisé devant la mairie de l’arrondissement Sud-Ouest est porteur d’espoir alors que plus d’une centaine de personnes des milieux scolaire, communautaire, institutionnel, économique et politique du Sud-Ouest y ont pris part. «Vous êtes rassembleurs, a lancé aux membres du CAPSSOM Jacqueline Montpetit, mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest. C’est ça que les jeunes, les écoles, les familles ont besoin de sentir. Il faut que les jeunes soient supportés par toute la communauté.» La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, a rappelé de son côté le vieil adage africain voulant que ça prend un village pour élever un enfant. «Où est ce village ? Il est là !», a lancé avec satisfaction Mme De Courcy, embrassant la foule du regard.
La deuxième orientation du plan d’action: valoriser et soutenir les parents dans leur rôle en matière de persévérance scolaire. Le CAPSSOM entend notamment développer des lieux et des occasions d’échange entre les parents et les autres acteurs concernés par cette question. On prévoit par ailleurs la tenue d’une journée thématique sur le rôle des parents dans la persévérance.
Troisième grande orientation: développer, consolider et faire la promotion de l’offre de services et d’activités qui favorisent la persévérance scolaire, notamment en améliorant le sentiment d’appartenance des jeunes à leur école et à leur communauté, en valorisant les formations professionnelles et en multipliant les opportunités de rencontres entre des jeunes et des modèles positifs.
Le CAPSSOM est gonflé à bloc. Il a l’œil fermement rivé sur les objectifs à atteindre. «On se donne cinq ans pour faire une différence», a indiqué Christine Guay. Diane De Courcy est optimiste «J’ai confiance dans la démarche du Sud-Ouest, a-t-elle dit. Le Sud-Ouest compte sur une large tradition de solidarité.»
Le plan d’action est disponible sur le site Internet de Solidarité Saint-Henri au www.solidaritesainthenri.org.