OTTAWA - Le Congrès du travail du Canada (CTC) demande aux partis politiques et aux candidats aux élections fédérales de rétablir le traitement décent des travailleurs étrangers qui viennent au Canada légalement à titre temporaire.
Le CTC soutient qu'aux termes du Programme des travailleurs étrangers temporaires en vigueur, ils sont pratiquement retenus en otage par leur employeur et ne peuvent compter sur les protections minimales des lois canadiennes sur l'emploi et le travail. Lorsque leurs services ne sont plus requis, ils sont facilement expulsés du pays.
Le Congrès du travail pense que ces travailleurs sont suffisamment qualifiés pour être invités au Canada à titre d'immigrants, comme premier pas vers la citoyenneté.
Il y aurait plus de 200 000 travailleurs étrangers temporaires au Canada; quatre sur dix seraient des femmes.
Barbara Byers, vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada, croit que la situation de plupart de ces gens les expose aux abus. Ils savent qu'ils risquent d'être rapatriés s'ils se plaignent de ne pas recevoir le salaire promis, des heures excessives de travail, de problèmes de santé et de sécurité ou de logements inadéquats.
Le CTC estime aussi que leur statut juridique au Canada les empêche de tisser des liens solides avec les gens du pays parce qu'ils sont en quelque sorte retenus en otage par leur employeur.
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